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Sebastian VETTEL

 

Name: Sebastian VETTEL

Nationality: German

Date of birth: 3 July 1987 – Heppenheim, Germany

  

Like a meteorite, Sebastian Vettel streaked his way through the various single-seater series before pulverising every record of precocity in Formula 1. The youngest driver ever to score points in the Championship (at 19 years 11 months and 14 days, at the 2007 GP of the USA in the BMW normally driven by Robert Kubica, who had been injured a week earlier during the Canadian GP), the youngest pole position, the youngest winner of a Grand Prix (Italy 2008, with Torro Rosso-Ferrari), the youngest World Champion (in 2010, with Red Bull-Renault) and, since the latest Japanese Grand Prix in 2011, the youngest double World Champion in the history of Formula 1 (still with Red Bull-Renault). Sebastian Vettel doesn’t do things by half!

 

If Vettel has been able to write such a “success story,” he knows that he owes it all to karting. As with each of his predecessors over the past 10 years (Schumacher, Alonso, Räikkönen, Hamilton and Button), the German excelled in karting before switching to single-seaters. Nevertheless, Vettel is, to a certain extent, the exception that proves the rule. Whereas most of the other drivers reached the apex of the karting pyramid before turning their attention to cars, Sebastian moved into single-seaters when he was very young, after he had won a selection organised by BMW. However, before this, he had already found the time leave his mark in the small world of the kart…

 

With a father who was passionate about motor sport and who was, himself, competing in a Golf GTi, it could be said that Sebastian fell into the thick of it when he was still very young. In fact, he was just three years old when his father gave him his first kart, a 60cc model, which the youngster immediately set about driving with a panache astounding for a lad of his age. He had to wait until his eighth year before making his competitive debut but his talent was already beyond doubt…

 

Although, as he would later say, to him karting was “just for amusement,” Sebastian did display an incomparable desire to win. And he kept on chalking up the victories in his age category. 

 

Having already spotted the talent of Michael Schumacher fifteen years earlier, Gerd Noack was immediately charmed by this little fair-haired boy. “Sebastian was very fast by nature,” he explained in an interview he gave at the beginning of 2011 to the Telegraph. “But he was also a very friendly kid who always said thank you. He was one of those people on the team who got there first and was the last to leave the circuit. He always wanted to know every detail, particularly on the technical aspects, and he was capable of providing the best information regarding what needed improving. These are some of the elements that distinguish a potential future world champion from the other drivers.”

 

Talented and hardworking, Sebastian progressed to the international level and always arouses great passion wherever he goes. It was not by chance that Red Bull enrolled him in its young driver training programme when he was just 12 years old. The energy drink company, which at the time still did not have its own Formula 1 team, had no hesitation in deciding to give wings to this little prodigy. And the young man paid them back on the track. In 2000, when he was competing in the Junior category, he did have the occasional good performance but was not always rewarded with the result he might have wished. Not that it matters; he didn’t have long to wait. The following year, the young lad from Heppenheim quite simply eclipsed all those in his class. During this 2001 season, he was crowned European Junior Champion (at the time, the championship was held over two meetings, i.e. four races in which Sebastian never failed to reach the podium) and he added the German Championship and a victory in the Junior Monaco Kart Cup to his list of achievements. He also took advantage of the Junior race held in the “Palais Omnisports” at Paris-Bercy to distinguish himself by winning the Friday Final in front of a healthy number of spectators who, 10 years on, have probably still not forgotten the name of this young driver… Finally, in 2002, he threw himself into the ICA category, grabbing 6th place in the European Championship in his first season. 

 

But his victory in a selection gave him the chance to get behind the wheel in Formula BMW the following year. From that moment, his destiny was mapped out; from now on, Sebastian was heading for the dizzy pinnacle of motor sport, where, today, he continues to shine brighter than ever. Nevertheless, in the opinion of those who rub shoulders with him in F1, Sebastian has always remained humble, well aware that, in addition to his talent, he had his fair share of luck, which has enabled him, in less than five years, to progress from Karting to Formula 1. And is it not also true that humility is one of the qualities of all the great champions?

 

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Telle une météorite, Sebastian Vettel a traversé les différentes séries de monoplace avant de pulvériser tous les records de précocité en Formule 1. Plus jeune pilote à marquer un point au championnat (à 19 ans 11 mois et 14 jours au GP des USA 2007, sur la BMW habituellement dévolue à Robert Kubica, blessé une semaine plus tôt au GP du Canada), plus jeune poleman, plus jeune vainqueur d’un Grand Prix (Italie 2008, sur Torro Rosso-Ferrari), plus jeune Champion du Monde (en 2010, sur Red Bull-Renault) et, depuis le dernier Grand Prix du Japon 2011, plus jeune double Champion du Monde de l’histoire de la Formule 1 (toujours sur Red Bull-Renault). Sebastian Vettel n’a pas fait dans le détail !

 

Si Vettel a pu se construire une telle « success story », il sait que c’est au karting qu’il le doit. Comme tous ses derniers prédécesseurs depuis 10 ans (Schumacher, Alonso, Räikkönen, Hamilton et Button), l’Allemand a en effet d’abord brillé en karting avant de passer à la monoplace. Toutefois, Vettel est un peu l’exception qui confirme la règle. Alors que la plupart des autres pilotes ont atteint le sommet de la pyramide en karting avant de s’attaquer à l’automobile, Sebastian est passé très jeune à la monoplace après avoir remporté une sélection organisée par BMW. Mais avant cela, il avait déjà eu le temps de laisser son empreinte dans le petit monde du kart…

 

Avec un père passionné de sport automobile et roulant lui-même en compétition sur une Golf GTi, Sebastian est en quelque sorte tombé dans la marmite quand il était petit. Il n’a en effet que 3 ans lorsque son père lui offre son premier kart, un 60cc que le jeune garçon ne tardera pas à piloter avec une maestria étonnante pour un gamin de son âge. Il doit attendre l’année de ses 8 ans pour débuter en compétition, mais son talent ne fait déjà aucun doute…

 

Si, comme il le dira plus tard, le karting était pour lui « juste un amusement », Sebastian fait néanmoins preuve d’une rage de vaincre incomparable. Et les victoires dans sa catégorie d’âge s’accumulent. 

 

Ayant déjà repéré le talent de Michaël Schumacher quinze ans auparavant, Gerd Noack tombe sous le charme de ce petit blondinet. « Sebastian était incontestablement très rapide », expliquait-il dans une interview livrée début 2011 au Telegraph. « Mais c’était aussi un garçon très gentil et très sympathique qui disait toujours merci. Dans un team, il faisait toujours partie de ceux qui arrivent les premiers et il était dans les derniers à quitter le circuit. Il voulait toujours connaître tous les détails, notamment sur l’aspect technique des choses, et il savait donner les bonnes infos sur les points à améliorer. Ce sont ce genre d’éléments qui, pour moi, distinguent un futur Champion du Monde potentiel des autres pilotes. »

 

Doué et travailleur, Sebastian progresse au niveau international et ne laisse pas indifférent. Ce n’est pas par hasard que Red Bull l’enrôle dans son programme de formation des jeunes pilotes alors qu’il n’a que 12 ans. La firme de boissons énergétiques, qui ne dispose alors pas encore de sa propre écurie en Formule 1, est bien décidée à donner des ailes à ce petit prodige. Et celui-ci les remercie sur la piste. En 2000, alors qu’il évolue dans la catégorie des Juniors, il réalise plusieurs belles performances ponctuelles, mais pas toujours récompensées par un résultat de choix. Qu’importe, ce n’est que partie remise. L’année suivante, le petit gars de Heppenheim étale en effet toute sa classe. Durant cette saison 2001, il devient Champion d’Europe Junior (le championnat se déroule alors en deux rendez-vous, soit quatre courses durant lesquelles Sebastian ne manquera jamais le podium) et ajoute à son palmarès le Championnat d’Allemagne et une victoire à la Monaco Kart Cup Junior. Il profite aussi de la course des Juniors disputée dans le palais omnisports de Paris-Bercy pour se distinguer en remportant la Finale du vendredi devant de nombreux spectateurs qui, 10 ans plus tard, n’ont probablement pas oublié le nom de ce jeune pilote… Enfin, en 2002 il s’attaque à la catégorie ICA, décrochant la 6e place du Championnat d’Europe dès sa première saison. 

 

Mais sa victoire lors d’une sélection lui offre un volant en Formula BMW l’année suivante. Sa destinée est dès lors toute tracée : voilà Sebastian en route vers les plus hautes sphères du sport automobile, où il brille aujourd’hui de mille feux. Mais, de l’avis de ceux qui le côtoient en F1, Sebastian a toujours su rester humble, conscient que, outre son talent, il a eu cette part de chance qui lui a permis de passer, en moins de 5 ans, du Karting à la Formule 1. Et l’humilité n’est elle pas aussi l’une des qualités des grands champions ?