2018 FIA Karting Best-Of: Bernier: Revelation of a young talent full of maturity

04.02.2019

The Frenchman Victor Bernier is a 14-year-old Driver who made his debut in the OK-Junior category just over a year ago, coming straight into the top 10 of the 2017 World Championship. He had good performances this year, especially in the FIA Karting European Championship - Junior and just missed the final podium. A calm and quiet boy out of his kart, Victor continues the same balanced behaviour during the races. His simplicity and maturity make him an endearing character.

How did you start in Karting?

My father was a kart Driver, although especially in cars on circuits. He is passionate and he wanted to take my younger brother Augustin and I Karting for fun. From there, the passion came gradually. I was well trained for two years within the Kart Racing Academy, a turnkey one-make formula organised by Sodikart. I had a good foundation for competing in FFSA events. My mother is a great sportswoman, she soon taught me good habits so I could be in good physical condition.

How did the World Championship go in Sweden?

We worked a lot with the team to prepare the Qualifying Practice in the dry despite a threat of rain. Then we had to deal with changing conditions with several showers. It was complicated to manage tyre settings and pressure until the last moment before returning to the dummy grid. Saturday was the worst day. Still, I felt relatively comfortable with my kart when the track was wet, and it was frankly excellent in the dry. On the whole, the heats went well, except for a front fairing penalty, because of a mistake that I should have avoided.

I was starting 5th for the Final, but I knew that the performance would come gradually so I did not rush to attack. When the time came, I started to overtake. I tried a first attack on Taylor Barnard, but he came back immediately. I managed to take the lead on the next lap, the seventh, and I led until the 21st under the chequered flag, watching out for a possible return from my opponents.

You seem to keep your calm in all circumstances. Is this really true?

Absolutely, it's not a facade, I'm not very sensitive to stress. I know what I have to do and I try to do it as best I can, that's all. For the World Championship, I probably had a little more pressure, but that did not upset me.

And next year?

I'm staying with my team, VDK Racing, for a full season in OK. Then it will be time to think about cars. I think OK will enable me to learn much more that will be very useful for me in the future, and to grow in maturity.

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Bernier : révélation d’un jeune talent plein de maturité

Le Français Victor Bernier est un jeune Pilote de 14 ans qui a fait ses débuts dans la catégorie OK-Junior il y a peine plus d’un an en rentrant directement dans le top 10 du Championnat du Monde 2017. Il a réalisé depuis de très bonnes performances, notamment lors du Championnat d’Europe FIA Karting – Junior cette année et a manqué de peu le podium final. Garçon serein et discret en dehors de son kart, Victor conserve le même comportement équilibré pendant les courses. Sa simplicité et sa maturité font de lui un personnage attachant. 

Comment avez-vous débuté en Karting ?

Mon père a piloté en kart, mais surtout en auto sur circuit. C’est un passionné et il a eu envie de nous emmener faire du karting, mon jeune frère Augustin et moi, pour le plaisir. A partir de là, la passion est venue progressivement. J’ai été bien formé pendant deux ans dans le cadre de la Kart Racing Academy, une formule monotype clé en main organisée par Sodikart. J’ai acquis de bonnes bases pour me lancer en compétition dans les épreuves FFSA. Ma mère est une grande sportive, elle m’a tout de suite donné les bonnes habitudes pour être en bonne condition physique.  

Comment s’est déroulé le Championnat du Monde en Suède ?

Nous avons beaucoup travaillé avec l’équipe pour préparer les Essais Qualificatifs disputés sur le sec malgré la menace de pluie. Ensuite il a fallu faire face à des conditions changeantes avec plusieurs averses. C’était compliqué pour gérer les réglages et la pression des pneus jusqu’au dernier moment avant de rentrer en prégrille. Le samedi a été la pire journée. Pourtant, je me sentais relativement à l’aise avec mon kart quand la piste était mouillée, et c’était franchement excellent sur le sec. Dans l’ensemble, les manches se sont malgré tout bien passées, mis à part une pénalité pour carénage avant décroché, à cause d’une erreur que j’aurais dû éviter. 

Je partais 5e pour la Finale, mais je savais que la performance allait venir progressivement. Je ne me suis pas précipité pour attaquer. Le moment venu, j’ai commencé à dépasser. J’ai tenté une première attaque sur Taylor Barnard, mais il m’a recroisé aussitôt. J’ai réussi à prendre la tête à partir du tour suivant, le 7e, et j’ai déroulé jusqu’au 21e sous le damier en surveillant un éventuel retour de mes adversaires. 

Vous semblez conserver votre calme en toute circonstance. Est-ce bien vrai ?

Tout à fait, ce n’est pas une façade, je ne suis pas très sensible au stress. Je sais ce que j’ai à faire et je m’emploie à le faire du mieux que je peux, c’est tout. Pour le Championnat du Monde, j’avais sans doute un peu plus de pression, mais cela ne m’a pas perturbé. 

Et l’année prochaine ?

Je repars avec mon équipe, VDK Racing, pour une saison complète en OK. Il sera bien temps ensuite de songer à la monoplace. Je pense que le OK va me permettre d’apprendre encore beaucoup de choses qui me seront très utiles dans le futur et de gagner en maturité. 

© Photo CIK-FIA KSP