2018 FIA Karting Best-Of: Nicolas Todt, co-owner of Birel ART

17.01.2019

Nicolas Todt founded All Road Management in 2003 to promote the rise of young talents to the peaks of motorsport. In 2004, he teamed up with Frédéric Vasseur to create the ART Grand Prix single-seater team, specialising in F3, GP3 and GP2. In 2011, ART Grand Prix was in Karting as a chassis manufacturer and team. After three successful years, ART Grand Prix and Birel combined their strengths to create Birel ART, a new entity destined to become a major player on the international Karting scene.

Nicolas Todt, when did your interest in Karting arise?

I am very interested in Karting as I am involved in Driver management. I started with Felipe Massa about 15 years ago. I quickly understood that if I wanted to develop potential champions, I had to follow them from Karting, because that's where everything starts. The first driver I really managed from the start was Jules Bianchi. I then took care of Charles Leclerc, whom Jules had advised me to watch when he was only 13 years old and he was still in a kart.

What place does Karting occupy for you in Motor Sport?

The importance of Karting is fundamental in my job, because it is an indispensable school for cars. Lowering the age of the OK and OK-Junior categories is a good thing, but I think you should not leave Karting too early. Before 16 years old it is not a good thing. The F4 Championships attract younger drivers, but it's not necessarily positive. Remember the example of Max Verstappen cannot be followed by everyone. Admittedly the equipment plays an important role. As a searcher for young talents, I have to balance things between the qualities of a Driver and those of his mechanics. There are few examples of a World Karting Champion who have become great racing Drivers, but all the stars of F1 have done their training in Karting.

How do you see today's Karting?

I think Karting is going in the right direction at present. There are still a lot of development to be done with regard to communication and promotion. I think the new Promoter RGMMC Group agrees with this analysis. Karting is still extremely private and much progress needs to be made in this area. Access to information is now much cheaper than in the past with social networks. It must be used to facilitate access to the sport and expand its audience. On the other hand, I think that the World Karting Championship should be less focused on Europe and move more towards the whole world. For kart builders like Tony Kart, CRG and Birel ART, it's important to open new horizons.

What do you plan to put in place to help move from Karting to cars?

A lot of young Karting Drivers dream of getting into cars and becoming a professional Driver, not to mention F1. Despite the large number of manufacturers in Karting, so far there is no real bridge between Karting and cars. That's why Birel ART has set up, with the support of our partner, the Richard Mille Young Talent Academy which will allow the best karters to start free of charge in F4 with the possibility of continuing in Regional F3 etc. Caio Collet is a good example of a successful transition. He is a very good kart Driver who has not been World Champion, but who is currently doing well in French F4.

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Nicolas Todt, copropriétaire de Birel ART

Nicolas Todt  a fondé All Road Management en 2003 pour favoriser l’ascension des jeunes talents vers les sommets du sport automobile. En 2004, il s’associait avec Frédéric Vasseur pour créer l’écurie de monoplace ART Grand Prix, spécialisée en F3, GP3 et GP2. En 2011, ART Grand Prix se lançait en Karting en tant que constructeur de châssis et Team de Compétition. Après trois années riches en succès, ART Grand Prix et Birel ont combiné leurs forces pour donner naissance à Birel ART, une nouvelle entité destinée à devenir un acteur majeur sur la scène internationale du Karting.

Nicolas Todt, à quand remonte votre intérêt pour le Karting ?

Je m’intéresse de près au Karting depuis que je suis impliqué dans le management de pilotes. J’ai commencé avec Felipe Massa il y a une quinzaine d’années. J’ai vite compris que si je voulais former de potentiels champions, il fallait que je les suive dès le Karting, parce que c’est là que tout débute. Le premier pilote que j’ai vraiment managé depuis le début, c’est Jules Bianchi. Je me suis ensuite occupé de Charles Leclerc, dont Jules m’avait conseillé de suivre la carrière alors qu’il n’avait que 13 ans et qu’il était encore en kart.

Quelle place occupe pour vous le Karting dans le Sport Automobile ?

L’importance du Karting est fondamentale dans mon métier, parce que c’est une école indispensable pour la monoplace. L’abaissement de l’âge des catégories OK et OK-Junior est une bonne chose, mais je pense qu’il ne faut pas quitter le Karting trop tôt. Avant 16 ans ce n’est pas une bonne chose. Les Championnats de F4 attirent les pilotes plus jeunes, mais ce n’est pas nécessairement positif. L’exemple de Max Verstappen ne peut pas être suivi par tout le monde, il ne faut pas l’oublier.  Certes le matériel y joue un rôle important. En tant que détecteur de jeunes talents, je me dois de faire la part des choses entre les qualités d’un pilote et celles de sa mécanique. Il y a peu d’exemples de Champion du Monde de Karting qui soit devenu un grand pilote automobile, mais toutes les stars de la F1 ont fait leurs classes en Karting.

Comment voyez-vous le Karting d’aujourd’hui ?

Je pense que le Karting actuel va dans le bon sens. Il y a encore beaucoup de développements à opérer en ce qui concerne la communication et la promotion. Je pense que le nouveau Promoteur RGMMC Group est d’accord avec cette analyse. Le Karting reste encore extrêmement confidentiel et il faut faire beaucoup de progrès dans ce domaine. L’accès à l’information est maintenant beaucoup moins coûteux que par le passé avec les réseaux sociaux. Il faut en profiter pour faciliter l’accès à ce sport et élargir son audience. Par ailleurs, je pense que le Championnat du Monde de Karting devrait être moins centré sur l’Europe et s’orienter davantage vers le monde entier. Pour des constructeurs de karts comme Tony Kart, CRG et Birel ART, il est important d’ouvrir de nouveaux horizons.

Que comptez-vous mettre en place pour aider au passage du Karting à l’automobile ?

Une grande partie des jeunes pilotes de Karting rêve d’accéder à la monoplace et de devenir Pilote professionnel, sans même parler de la F1. Malgré le grand nombre de constructeurs présents en Karting, il n’y avait pas jusqu’ici de véritable passerelle entre le kart et la monoplace. C’est pour cette raison que Birel ART a mis en place, avec le soutien de notre partenaire, la Richard Mille Young Talent Academy qui permettra au meilleur kartman de pouvoir débuter gratuitement en F4 avec la possibilité de poursuivre en F3 Régionale etc. Caio Collet est un bon exemple d’une transition réussie. C’est un très bon Pilote de kart qui n’a pas été Champion du Monde, mais qui réussit actuellement en F4 française.

© Photo CIK-FIA KSP