2018 FIA Karting Best-Of: Patrik Hajek at the peak of his ability

07.02.2019

At 28, the Czech Patrik Hajek is a popular figure in the paddocks. Blessed with an endearing personality, he has been competing internationally for the past ten years in 125cc gearbox. Very often among the best, he had never before won a major title to reward his talent. He has now added his name on the list of World Karting Championships, an unforgettable event in a Driver’s career.

How did you start Karting?

It was a long time ago, I was eight years old. I immersed myself in the sport thanks to my father, who brought a kart home once. That's how it all started. I first raced in the National Championships in the Czech Republic. At one point, it became too expensive for my family to continue supporting me alone. By chance I came across the Orion Racing team of Martin Slavik and Martin Doubek. They believed in me and helped me to progress in KZ2 internationally. We also narrowly missed the European title in 2009. I followed this team to Praga Kart before returning to OTK from 2016 under the Kosmic colours.

Tell us about this FIA Karting World Championship - KZ at Genk

It was a perfect weekend, thanks to the Kosmic team and OTK Kart Group. Becoming World Champion with Kosmic is very satisfying, which I share with Olivier Maréchal, the team manager, Olivier Liégeois, an extraordinary technician and all the mechanics.

I did not expect to win the title this year. I had confidence in the equipment that is very powerful. After setting the 3rd fastest time in Qualifying Practice, I won three Qualifying Heats. So I started on pole position for the Final, but I remembered my misadventure, last year at Wackersdorf when I crashed with Jeremy Iglesias. Fortunately, there was no problem this time. I immediately escaped in the lead while my rivals fought with some intensity. It must be said that my team had worked very hard to further improve the behaviour of my kart after the Heats. In the Final I had the equipment to win. That's what happened!

Karting is my life. You realise, next year it will be 20 years that I've been in this environment. So of course, winning the World Championship is a dream that has motivated me from the beginning. Now it has become a reality and I will have to get used to it!

How does your future as a Driver look?

I cannot say anything about my future at this time, because I do not know what I will do next year. I am a professional Driver and it is my employer who decides. If I continue, it will be with OTK because it's my family. For now I am enjoying being World Champion while taking a look back on these two decades of racing. I like Karting first and foremost. It's so exhilarating to race at the highest level of a discipline. I have never really been attracted to motorsport, besides I have never tried a racing car. Today, I do not know what tomorrow will be like.

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Patrik Hajek au sommet de son art

À 28 ans, le Tchèque Patrik Hajek est une figure très appréciée dans les paddocks. Doté d’une personnalité attachante, il évolue en compétition internationale depuis une dizaine d’années en 125 à boîte de vitesses. Très souvent parmi les meilleurs, il n’avait jamais obtenu jusque-là un titre majeur pour récompenser sa valeur. Il a désormais inscrit son nom au palmarès des Championnats du Monde de Karting, un évènement inoubliable dans une carrière de Pilote.

Comment se sont passés vos débuts en Karting ?

C’était il y a longtemps, j’avais huit ans. J’ai plongé dans ce sport grâce à mon père qui a rapporté un jour un kart à la maison. C’est comme ça que tout a commencé. J’ai d’abord roulé dans les Championnats nationaux en République Tchèque. À un moment donné, il est devenu trop coûteux pour ma famille de continuer seule à me soutenir. J’ai eu la chance de croiser le chemin du team Orion Racing de Martin Slavik et Martin Doubek. Ils ont cru en moi et m’ont aidé à progresser en KZ2 au niveau international. Nous avons d’ailleurs manqué de peu le titre européen en 2009. J’ai ensuite suivi cette équipe avec Praga Kart avant de revenir chez OTK à partir de 2016 sous les couleurs de Kosmic.

Parlez-nous de ce Championnat du Monde FIA Karting – KZ à Genk

C’était un week-end parfait. Grâce à toute l’équipe Kosmic et à OTK Kart Group. Devenir Champion du Monde avec Kosmic est une très grande satisfaction que je partage avec Olivier Maréchal, le team manager, Olivier Liégeois, un technicien extraordinaire et tous les mécaniciens.

Je ne m’attendais pourtant pas à remporter le titre cette année. J’avais confiance dans le matériel qui est vraiment très performant. Après avoir réussi le 3e temps des Essais Qualificatifs, j’ai remporté les trois Manches Qualificatives. Je partais donc en pole position pour la Finale, mais je me souvenais de ma mésaventure, l’an dernier à Wackersdorf quand nous nous sommes accrochés avec Jérémy Iglesias. Heureusement, il n’y a pas eu de problème cette fois-ci. Je me suis tout de suite échappé en tête tandis que mes adversaires se battaient avec une certaine intensité. Il faut dire que mon équipe avait travaillé très dur pour améliorer encore le comportement de mon kart après les Manches. En Finale j’avais le matériel pour gagner. C’est ce qui s’est passé !

Le karting est toute ma vie. Vous vous rendez compte, cela fera 20 ans l’année prochaine que je suis dans ce milieu. Alors bien sûr, remporter le Championnat du Monde est un rêve qui m’a porté depuis le début. Maintenant c’est devenu une réalité et je vais devoir m’y habituer !

Comment se présente votre futur en tant que Pilote ?

Je ne peux rien dire sur mon avenir à ce moment, parce que je ne sais pas ce que je vais faire l’an prochain. Je suis un pilote professionnel et c’est mon employeur qui décide. Si je continue, ce sera avec OTK parce que c’est ma famille. Pour l’instant je profite du plaisir d’être Champion du Monde tout en jetant un coup d’oeil en arrière sur ces deux décennies de compétition. J’aime le karting avant tout. C’est tellement grisant de courir au plus haut niveau d’une discipline. Je n’ai jamais vraiment été attiré par le sport automobile, d’ailleurs je n’ai jamais essayé de voiture de course. Aujourd’hui, je ne sais pas encore de quoi demain sera fait. 

© Photo CIK-FIA KSP