2018 FIA Karting Best-Of: Paul Bizalion, Team CPB Sport (copy 1)

18.01.2019

Specialising in international KZ2, CPB Sport has earned a special place in Karting since its founding in 2013. The personality of its owner, the businessman Paul Bizalion, combines passion, dynamism and pragmatism in a surprising cocktail. First-class results immediately rewarded this unique French team. In 2018, CPB Sport won the FIA Karting European Championship - KZ2 with Adrien Renaudin. The economic balance of an ambitious private team, however, remains fragile in the face of opposition from factory teams at the highest level of racing.

Paul Bizalion, where did the desire to create CPB Sport come from?
My son Charly raced in KZ2 for a few years and I wanted to try the adventure of building a team to run him instead of using existing teams. It must be said that I have always gravitated to motorsport professionally. The project quickly evolved: Charly hung up his helmet, his brother Florent invested in the team and we decided to give an international scale to CPB Sport. This slightly crazy challenge to succeed at European level from a blank sheet motivated me. My role is to gather technical and human skills to give my Drivers the best possible equipment.

How has CPB Sport made a name for itself so quickly in racing?

We have progressed and it is obviously results that draw attention to a young team. CPB Sport finished 2nd in the CIK-FIA European KZ2 Championship in 2014 with Douglas Lundberg. It did not go unnoticed! The following year, Marco Zanchetta was on the second step of the Winter Cup podium with us, ahead of all the big names in 125cc gearbox, and Jérémy Iglesias won a European KZ round at Genk. Then it was Tom Leuillet, a young French Driver who had just started in KZ, who won the Asia-Pacific Championship in 2016. He then finished in the top five of the KZ2 European Championship in 2017, while Adrien Renaudin was gaining strength after his great victory on slicks in the rain at Kristianstad. 2018 has been our best season so far. Renaudin finished 5th at the Winter Cup and entered the top 10 of the WSK Super Master Series along with Leuillet. They were also the first two "true" KZ2 Drivers among the elite professionals of KZ. Renaudin then won the European KZ2 Championship and fought in the top three of the KZ2 International Super Cup at Genk before finishing 5th.

How can a private team achieve such results against the factories?

That's the problem! It's impossible to get to that level and balance a team's budget without the support of a builder or importer. We started in collaboration with Alpha Karting, then we partnered with Sodikart. We must understand that our direct opponents are factory teams that do not have the same constraints as us. A brand races at a high level to enhance its image and grow its reputation. This is how manufacturers become known and can sell their chassis to a wider customer base. It's just marketing. The current market price is lower than the actual cost of the services provided. I struggled with numbers for a long time before coming to this conclusion. Today, it is thanks to a solid agreement with Sodikart that we can continue our momentum. The French manufacturer has understood the benefits it can derive from our collaboration in the international market.

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Paul Bizalion, Team CPB Sport

Concentré sur la KZ2 internationale, CPB Sport s’est forgé une place à part depuis son lancement en 2013. La personnalité de son propriétaire, l’homme d’affaires Paul Bizalion, allie passion, dynamisme et pragmatisme dans un cocktail étonnant. Des résultats de premier plan ont tout de suite accompagné le parcours de cette équipe française unique en son genre. En 2018, CPB Sport a été l’artisan du titre de Champion d’Europe FIA Karting – KZ2 remporté par Adrien Renaudin. L’équilibre économique d’un Team privé ambitieux reste cependant fragile face à la concurrence des Teams d’usine au plus niveau de la Compétition.

Paul Bizalion, d’où vous est venue l’envie de créer CPB Sport ?

Mon fils Charly était engagé en KZ2 depuis quelques années et j’ai voulu tenter l’aventure de bâtir une équipe pour le faire rouler au lieu de faire appel à des structures existantes. Il faut dire que j’ai toujours gravité professionnellement autour du sport automobile. Le projet a rapidement évolué : Charly a raccroché son casque, son frère Florent s’est investi dans l’équipe et nous avons décidé de donner une envergure internationale à CPB Sport. C’est le challenge un peu fou de réussir au niveau européen en partant d’une feuille blanche qui m’a motivé. Mon rôle est de rassembler des compétences techniques et humaines pour donner à mes pilotes le meilleur matériel possible.

Comment CPB Sport s’est rapidement fait un nom dans le milieu sportif ?

Nous évoluons dans la compétition et ce sont bien évidemment les résultats qui attirent l’attention sur une jeune équipe. CPB Sport a terminé à la 2e place du Championnat d’Europe CIK-FIA de KZ2 dès 2014 avec Douglas Lundberg. Cela n’est pas passé inaperçu ! L’année suivante, Marco Zanchetta montait sur la 2e marche du podium de la Winter Cup avec nous, en devançant tous les grands noms du 125 à boîte de vitesses et Jérémy Iglesias gagnait la manche européenne KZ à Genk. Puis c’est Tom Leuillet, un jeune Pilote français débutant en KZ qui remportait le Championnat Asie-Pacifique en 2016. Il terminait ensuite dans le top 5 du Championnat d’Europe KZ2 en 2017, tandis qu’Adrien Renaudin montait en puissance après sa formidable victoire en slicks sous la pluie à Kristianstad. 2018 a été notre plus belle saison à ce jour. Renaudin terminait 5e à la Winter Cup et rentrait dans le top 10 de la WSK Super Master Series avec Leuillet. Ils étaient d’ailleurs les deux premiers « vrais » KZ2 parmi l’élite des professionnels de la KZ. Renaudin remportait ensuite le Championnat d’Europe KZ2 et se battait dans le top 3 de la Super Coupe Internationale KZ2 à Genk avant de terminer 5e.

De quelle manière un team privé peut-il obtenir de tels résultats face aux usines ?

C’est bien le problème ! Il est impossible d’arriver à un tel niveau et d’équilibrer le budget d’une équipe sans le soutien d’un constructeur ou d’une importation. Nous avons commencé en collaboration avec Alpha Karting, puis nous avons noué un partenariat avec Sodikart. Il faut bien comprendre que nos adversaires directs sont des teams d’usine qui n’ont pas les mêmes contraintes que nous. Une marque se lance à haut niveau pour valoriser son image et faire croître sa réputation. C’est ainsi que les constructeurs se font connaître et peuvent vendre leurs châssis à une clientèle plus large. Il s’agit tout simplement de marketing. Le prix actuel du marché est inférieur au coût réel des prestations fournies. Je me suis longtemps débattu avec les chiffres avant d’en arriver à cette conclusion. Aujourd’hui, c’est grâce à une solide entente avec Sodikart que nous pouvons espérer continuer sur notre lancée. Le constructeur français a bien compris le bénéfice qu’il peut retirer de notre collaboration sur le marché de la compétition internationale. 

© Photo CIK-FIA KSP