FIA Karting World Championship - KZ at 53: gamble won for Christophe Adams

09.10.2018

The world's best Drivers like De Conto, Pex, Hajek, Lammers, Abbasse, Dreezen, Iglesias and Hanley were in attendance in September in Belgium to compete for the coveted title of FIA Karting World Champion - KZ. In the middle of these headliners, some gentlemen Drivers didn't hesitate to enter to taste the joys of karting at a very high level on very high performance equipment. Among them, the Belgian Christophe Adams wanted to experience this great event from the inside, in addition to making his debut in the discipline!

Participating in the FIA Karting World Championship - KZ at the age of 53 is unusual. Why this challenge?

The Genk circuit did excellent marketing before this World Championship. I received advertising to persuade me to watch the race as a spectator, but suddenly I thought, "Why don't I race?" Sodikart, the brand I raced with all year, put me in touch with the CPB Sport team. We arrived at a good agreement and I embarked on this slightly crazy adventure.

Wasn’t learning KZ at this level a little daring?

Yes, of course, but it was probably the last opportunity of my career to race in a World Championship. Genk is a bit like home, I already had the advantage of knowing the circuit perfectly. Of course, such a Competition deserved to be prepared for well, because I had no experience in the category. I only knew karts without gearboxes and Rotax DD2. Before the first Practices on the Wednesday before the race, I had only done one day of testing. To be honest, when I made my entry, I had never driven a 125cc gearbox kart!

The suit that you wore on Sunday, at the Drivers presentation and the Final, was it a wink to your age?

Of course! The rest of the year, I race in the Gentleman category, so I had to hit the mark by dressing like a gentleman. Despite my advanced age, compared to those around me, my goal was to get as close as possible to the fastest times. I admit that I was not pleased when I realised that I was 5 seconds behind on my first day of testing. Fortunately, I progressed a lot throughout the week of the Competition. On Friday morning, I ended up lapping less than a second slower than World Champion Paolo De Conto and Bas Lammers.

Was this World Championship physically hard?

Driving a KZ is quite complicated when the track has a lot of grip. I was a little anxious before the race, especially as I have reduced my Competition programme for the last two years. At 53, we need more effort! At the end of the race, I gritted my teeth a little. I was also a bit of a "mobile chicane" among the best Drivers in the world. Finally, I managed to hold on and I was able to have fun. I obviously raced at the back of the pack, because I was still a rookie in KZ.

What was the most difficult thing to learn when driving a KZ?

I discovered karting in 100cc about 20 years ago, and it was the gearbox that posed the most problems, especially downshifting. When you need to brake very late and to shift simultaneously from 6th to 2nd, a short reaction time is needed. In this kind of time, you can't end up in 3rd, at the risk of being very slow out of the corner, or in 1st causing an engine overspeed! I also had a handicap in terms of weight, almost 10 kg too heavy.

Finally, do you have any regrets?

Regarding my finishing position, I did not set any goals. I would have just preferred to finish the Final rather than retire, but it will remain an incredible experience. I appreciated the excellent atmosphere within the team and the very high standard of organisation by the Genk circuit team and the promoter.

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Un Championnat du Monde FIA Karting - KZ à 53 ans: pari gagné pour Christophe Adams

 

Les meilleurs pilotes mondiaux comme De Conto, Pex, Hajek, Lammers, Abbasse, Dreezen, Iglesias ou Hanley étaient bien présents en septembre en Belgique pour se disputer le titre convoité de Champion du Monde FIA Karting – KZ. Au milieu de ces têtes d’affiche, quelques gentlemen n’ont pas hésité à s’engager pour goûter aux joies du kart de très haut niveau et du matériel aux performances impressionnantes. Parmi eux, le Belge Christophe Adams a souhaité vivre de l’intérieur ce grand événement, en plus de débuter dans la discipline !

Participer au Championnat du Monde FIA Karting - KZ à l’âge de 53 ans, ce n’est pas commun. Pourquoi ce challenge?

Le circuit de Genk a effectué une excellente communication en amont de ce Mondial. J’ai reçu de la publicité pour m’inciter à voir la course en spectateur, mais je me suis dit subitement: “pourquoi ne pas venir pour courir?” Sodikart, la marque avec laquelle je roule toute l’année, m’a mis en contact avec le team CPB Sport. On a trouvé un bon accord et je me suis lancé dans cette aventure un peu folle.

Découvrir le KZ à ce niveau, n’était-ce pas un peu osé?

Si, bien sûr, mais c’était sans doute pour moi la dernière occasion de ma carrière de vivre un Championnat du Monde. Genk, c’est un peu chez moi, j’avais déjà l’avantage de connaître parfaitement le circuit. Bien sûr, une telle Compétition aurait mérité d’être mieux préparée de mon côté, car je n’avais aucune expérience de la catégorie. Je ne connaissais que les karts sans vitesse et le Rotax DD2. Avant les premiers Essais du mercredi précédant la course, je n’avais effectué qu’une seule journée d’entrainement. Pour tout dire, lorsque j’ai validé mon inscription, je n’étais jamais monté dans un kart 125cc à boîte de vitesses !

La combinaison que vous portiez le dimanche, à la présentation des pilotes et en finale, était-ce un clin d’oeil à votre âge?

Bien sûr ! Le reste de l’année, je roule dans la catégorie Gentleman, il fallait donc que je marque le coup en m’habillant comme un gentleman. Malgré mon âge avancé, en comparaison avec ceux qui m’entouraient dans le peloton, mon objectif était de me rapprocher au maximum des meilleurs temps. J’avoue que je n’étais pas fier, lorsque je me suis aperçu qu’il me manquait 5 secondes lors de ma première journée de roulage. Heureusement, j’ai beaucoup progressé tout au long de la semaine de la Compétition. Le vendredi matin, j’ai fini par rouler à moins d’une seconde du Champion du Monde Paolo De Conto ou de Bas Lammers.

Est-ce que ce Championnat du Monde fut difficile sur le plan physique?

Piloter un KZ reste assez éprouvant lorsque la piste offre une bonne adhérence. J’étais un peu anxieux avant la course, d’autant que j’ai réduit mon programme de Compétition depuis deux ans. A 53 ans, on ressent davantage les efforts ! En fin de manche, je serrais un peu les dents. Ma hantise était également de passer pour une “chicane mobile” au milieu des meilleurs pilotes mondiaux. Finalement, j’ai réussi à tenir le coup et j’ai pu prendre du plaisir. J’ai évidemment évolué en queue de peloton, car je reste un néophyte en KZ.

Qu’est-ce qui fut le plus compliqué à appréhender au volant d’un KZ?

Moi qui ai découvert le kart en 100cc il y a une vingtaine d’années, c’est la boîte de vitesses qui m’a posé le plus de problèmes, notamment le fait de rétrograder. Lorsqu’il faut effectuer un freinage très tardif et passer simultanément de la 6e à la 2e, un petit temps d’adaptation est nécessaire. Dans ce genre de moment, il ne faut pas se retrouver en 3e, au risque d’être très lent en sortie de virage, ni en 1ère, car c’est le sur-régime assuré ! J’avais également un handicap au niveau du poids, avec près de 10 kg de trop sur la balance.

Finalement, avez-vous des regrets?

Concernant le classement, je ne m’étais fixé aucun objectif. J’aurais juste préféré finir la finale plutôt que d’abandonner, mais cela restera une expérience incroyable. J’ai apprécié l’excellente ambiance qui a régné dans le team et l’organisation de très haut niveau réussie par l’équipe du circuit de Genk et le promoteur.

© Photo CIK-FIA KSP