Interview: Luca Filini, Team Manager of Birel ART Racing "Karting? For me, it's almost 7 days a week! "

15.10.2019

Luca Filini has gained valuable experience as a kart mechanic, assisting many Drivers in major international competitions. When the merger between the two famous companies Birel and ART Grand Prix became a reality at the end of 2014, Luca Filini (33 years old) joined the factory based in Lissonne near Milan. Taking more and more responsibility over the years, he was chosen to succeed Davide Fore as team manager of the Birel ART Racing Team at the beginning of the 2019 season.

In the paddock, a lot of people working in the Karting world started as Drivers. Is this the case for you?

No, that's not my experience, I've never raced! I became interested in Karting through my uncle, Armando Filini. For a long time he worked at CRG, before managing teams like BRM and Maranello. As soon as I finished school or when I was on holiday, I was helping the Drivers in his team. I started working full time in 2005, during the Maranello era. I then participated in the ART Grand Prix adventure, with Drivers like Charles Leclerc and Ben Hanley.

That's right, it looks like the title in FIA Karting is systematically avoiding you!

That's racing! Now, it's up to us to draw the conclusions. When you do not win, you must always analyse the causes of failure, to be even better at the next race. From the equipment to the mechanic through the engine or the Driver, everything must be perfect. In Karting, the gaps are so tight that there is no room to make mistakes. Victory for Birel ART is our only goal.

Is it difficult to produce a chassis that can work in all conditions?

A few years ago, we accelerated the development process at the factory to be ready for the latest CIK-FIA chassis homologation. Our goal was clearly to offer our distributors, teams and customers a powerful product at all levels, in all categories, with all types of tyres. It means a lot of work for our production and research and development departments. Today, the feedback we receive from our distributors around the world shows that we have chosen the right direction.

Being a team manager also means managing very young Drivers. Is it difficult when the results are not up to par?

The European and World Championships remain very high level events. We cannot arrive and get on the podium after a few races. Some still lack speed, others experience, which they must understand. We are here to help them progress and support them so that they can give their best. See Luigi Coluccio's journey. He had to patiently climb the ladder of Mini and Junior, but today he is very impressive in OK.

Alongside the racing service, Birel ART is also heavily involved in other areas. Tell us about your other activities?

Our group manages the Easy Kart brand competition. It is a promotional formula that uses economical equipment with very reliable motors manufactured by one of our brands: BMB. Currently, we are looking to develop our leisure branch, with a full range of rental karts, including versions with electric motors. Birel ART is also fortunate to have a partner like Richard Mille, who set up an academy for young drivers to support them in single-seaters. The Frenchman Enzo Valente was the first winner and is currently racing in F4 in France. The second initiative is in preparation. Richard Mille also wants to increase the number of girls in motorsport. This year, racing at a high level we have two very promising youngsters that we have scouted: Brazilian Julia Ayoub in OK-Junior and Spain's Maya Weug. It's a great initiative. 

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Interview: Luca Filini, Team manager Birel ART Racing
“Le karting? Pour moi, c’est presque du 7 jours sur 7 !”

Luca Filini a acquis une précieuse expérience en tant que technicien dans le karting, en assurant l’assistance de nombreux pilotes dans les grandes compétitions internationales. Lorsque la fusion entre les deux célèbres entités Birel et ART Grand Prix est devenue réalité fin 2014, Luca Filini (33 ans) a effectué son entrée dans l’usine basée à Lissonne près de Milan. Prenant de plus en plus de responsabilités au fil des années, il a été choisi pour succéder à Davide Fore au poste de team manager du Birel ART Racing Team depuis le début de la saison 2019.

Dans le paddock, beaucoup de personnes travaillant dans le milieu du Karting ont commencé par piloter. Est-ce votre cas?

Non, ce n’est pas du tout mon cas, je n’ai jamais couru en compétition ! Je me suis intéressé au Karting par le biais de mon oncle, Armando Filini. Il a longtemps travaillé chez CRG, avant de gérer des teams comme BRM ou Maranello. Dès que j’avais fini mes cours à l’école ou que j’étais en vacances, j’allais aider les pilotes de son team. J’ai commencé à travailler à temps plein en 2005, à l’époque de Maranello. J’ai ensuite participé à l’aventure ART Grand Prix, qui faisait rouler des pilotes comme Charles Leclerc et Ben Hanley.

C’est vrai, on dirait que le titre en FIA Karting se refuse systématiquement à vous !

C’est la course ! Maintenant, à nous d’en tirer les conséquences. Quand vous ne gagnez pas, vous devez toujours analyser les causes de l’échec, afin d’être encore meilleur à la course suivante. Du matériel au mécano en passant par le motoriste ou le pilote, tout doit être parfait. En Karting, les écarts sont tellement serrés, que le droit à l’erreur est interdit. La victoire de Birel ART sera notre unique objectif.

Est-il difficile de produire un châssis capable de fonctionner dans toutes les conditions?

Il y a quelques années, nous avons accéléré le processus de développement à l’usine pour être fin prêts pour la dernière homologation de châssis de la CIK-FIA. Notre but était clairement de proposer à nos distributeurs, teams et clients un produit performant à tous les niveaux, dans toutes les catégories, avec tous les types de pneus. Cela signifie un important travail pour nos services production et recherche-développement. Aujourd’hui, les retours que nous recevons de nos distributeurs dans le monde entier montrent que nous avons choisi la bonne direction.

Être un team manager, cela sous-entend aussi devoir gérer de très jeunes pilotes. N’est-ce pas difficile lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur?

Les Championnats d’Europe et du Monde restent des épreuves de très haut niveau. On ne peut pas arriver et monter sur le podium au bout de quelques courses. Certains manquent encore de rapidité, d’autres d’expérience, ils doivent le comprendre. Nous sommes là pour les faire progresser et les accompagner pour qu’ils puissent donner le maximum de leurs capacités. Regardez le parcours de Luigi Coluccio. Il a dû gravir patiemment les échelons du Mini et du Junior, mais il est aujourd’hui très impressionnant en OK.

En marge du service course, Birel ART est également très impliqué dans d’autres domaines. Parlez-nous de vos autres activités?

Notre groupe gère la coupe de marque Easy Kart. C’est une formule de promotion qui utilise du matériel économique avec des moteurs très fiables fabriqués par l’une de nos marques: BMB. Actuellement, nous cherchons à développer notre branche loisir, avec une gamme complète de karts de location, comprenant des versions avec moteur électrique. Birel ART a également la chance d’avoir un partenaire comme Richard Mille, qui a mis en place une académie pour les jeunes pilotes afin de les accompagner en monoplace. Le Français Enzo Valente fut le premier vainqueur et court actuellement en F4 en France. La deuxième édition est en préparation. Richard Mille souhaite aussi augmenter le nombre de filles dans le sport automobile. Cette année, nous faisons rouler à haut niveau deux jeunes très prometteuses que nous avons détectées: la Brésilienne Julia Ayoub en OK-Junior et l’Espagnole Maya Weug. C’est une belle initiative.

© Photo FIA Karting / KSP