Interview with Yannick De Brabander "OK is a very good concept"

16.11.2018

Yannick De Brabander is an unusual Driver in the Karting paddocks. The Belgian has been racing for more than 20 years and has had the opportunity to shine every categories he has competed in from Mini to Superkart! De Brabander discovered the top level with the old 100cc engines, before becoming one of the acknowledged leaders in KZ. After not driving a few years ago, he was able to bounce back in FIA Karting Superkart. Now 27 years old and a father, he did not hesitate to accept Ralf Schumacher's team proposal to participate in the 2018 FIA Karting World Championship - OK, where he shone again, finishing 12th out of 102 entries!

Can you explain your career break for a while before returning to Superkart?

In 2014, my international season in KZ ended quite suddenly. In hindsight, I realised that I did not have a good memory of that moment and I missed the adrenaline of racing. To leave with this bad impression and negative feeling is not like me. I am a fighter. I looked for a solution to race again and I found an excellent one in Superkart. At each race, I was able to fight at the front, with the feeling of the podium again, of victory.

To go from Superkart to OK is not trivial. How was this organised at the FIA Karting World Championship - OK in Sweden?

During my career, I was able to frequently demonstrate my technical skills as well as a Driver. I can describe my feelings at the wheel of a kart perfectly. As I have kept good contact with members of the IPK factory, which manufactures the Praga and Formula K chassis, I offered them my services to participate in the development of the equipment during test sessions. I also wanted to see if I was still as fast as before. We were able to meet on the Lonato circuit for testing and my times were very good. As Nicklas Nielsen was competing in a car Race on the weekend of the World Championship, a place was available in Ralf Schumacher's RS Team, who now use Praga chassis. They thought of me to replace him!

What did you think of OK?

Already, I had to do more regular and more intense physical training before arriving at Kristianstad, to be perfectly fit. Regarding the equipment, the last CIK-FIA Competition where I raced in a kart without a gearbox was in a KF equipped with a clutch and front brakes. It took getting used to, finding the right braking and steering points, as well as the power to put on the brake pedal to be effective. But in the end, it was not very long before I found good speed, in the dry as well as in the rain. I think OK is a very good concept. The weight is much lower than KF, which is better. A talented driver can really make a difference.

You are known to be a very combative Driver. Is this still the case?

I think I have always kept the same philosophy. But over the years, with experience, we develop. I know that today, when I am behind a Driver, I will not try to overtake him immediately. I will observe his driving and his lines to place the best attack possible. But I remain an attacker.

In Superkart, what surprised you the most?

The equipment is very powerful, but you quickly get used to the speed, cornering and braking power. Of course, there are fewer top Drivers than OK or KZ. On the other hand, I really liked the atmosphere in the paddocks. Everyone says hello, the Drivers do not hesitate to help each other, we can enter another competitor’s pit without a problem and speak easily with any Driver or technician. It's very friendly.

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Entretien avec Yannick De Brabander “Le OK est un très bon concept”

Yannick De Brabander fait partie des pilotes atypiques des paddocks de karting. Le Belge court depuis plus de 20 ans et a eu l’occasion de s’illustrer dans toutes les catégories où il est passé, du Mini au Superkart ! De Brabander a découvert le haut niveau avec les anciens moteurs 100cc, avant de devenir l’un des grands animateurs du KZ. Sans volant il y a quelques années, il a su rebondir en courant en Superkart FIA Karting. Désormais âgé de 27 ans et père de famille, il n’a pas hésité à accepter la proposition du Team de Ralf Schumacher pour participer au Championnat du Monde FIA Karting - OK 2018, où il a encore brillé, terminant finalement 12e sur 102 partants !

Comment expliquez-vous cette interruption de carrière durant quelques temps, avant votre retour en Superkart?

En 2014, ma saison internationale en KZ s’est terminée de manière assez soudaine. Avec le recul, je me suis rendu compte que je ne gardais pas un bon souvenir de ce moment et que l’adrénaline de la compétition me manquait. Rester sur cette mauvaise impression et sur ce feeling négatif ne me ressemble pas. Je suis un battant. J’ai cherché une solution pour courir à nouveau et j’en ai trouvé une excellente en Superkart. A chaque course, j’ai pu me battre aux avant-postes, éprouver de nouveau les sensations du podium, de la victoire.

Passer du Superkart au OK n’est pas banal. Comment a pu s’organiser cette présence au Championnat du Monde FIA Karting - OK en Suède?

Durant ma carrière, j’ai pu fréquemment démontrer mes qualités de metteur au point en tant que Pilote. J’arrive parfaitement à retranscrire mes sensations au volant d’un kart. Comme j’ai gardé de bons contacts avec des membres de l’usine IPK, qui fabrique les châssis Praga et Formula K, je leur ai proposé mes services pour participer au développement du matériel lors de séances d’essais. Je voulais également me rendre compte si j’étais encore aussi rapide qu’avant. On a pu se retrouver sur le circuit de Lonato pour des tests et mes chronos ont été très bons. Nicklas Nielsen disputant une Course automobile le week-end du Championnat du Monde, une place s’est libérée dans l’équipe RS de Ralf Schumacher, qui utilise désormais des châssis de marque Praga. Ils ont pensé à moi pour le remplacer !

Qu’avez-vous pensé du OK?

Déjà, je me suis astreint à un entraînement physique plus régulier et plus intense avant d’arriver à Kristianstad, pour être parfaitement en forme. Concernant le matériel, la dernière épreuve CIK-FIA que j’ai disputée avec un kart sans boîte de vitesses, c’était avec un KF équipé d’un embrayage et de freins avant. Il a fallu s’habituer à trouver les bons points de freinage et de braquage, ainsi que la puissance à mettre sur la pédale de frein pour être efficace. Mais au final, ce ne fut pas très long avant de retrouver une bonne vitesse, sur le sec comme sous la pluie. Je pense que le OK est un très bon concept. Le poids est bien moins élevé qu’en KF, c’est mieux. Un Pilote de talent peut vraiment faire la différence.

Vous êtes connu pour être un pilote très combatif. Est-ce toujours le cas?

Je pense que j’ai toujours gardé la même philosophie. Mais au fil des années, avec l’expérience, on évolue. Je sais qu’aujourd’hui, lorsque je suis derrière un Pilote, je ne vais pas chercher à le doubler immédiatement. Je vais observer son pilotage et ses trajectoires pour placer la meilleure attaque possible. Mais je reste un attaquant.

En Superkart, qu’est-ce qui vous a le plus surpris?

Le matériel est très performant, mais on s’habitue vite à la vitesse, à la tenue de route dans les virages et à la puissance du freinage. Bien sûr, il y a moins de Pilotes de valeur qu’en OK ou en KZ. En revanche, j’ai beaucoup aimé l’ambiance dans les paddocks. Tout le monde se dit bonjour, les Pilotes n’hésitent pas à s’entre-aider, on peut rentrer dans le stand d’un autre concurrent sans problème et parler facilement avec n’importe quel Pilote ou technicien. C’est très convivial.

© Photo CIK-FIA KSP