Jean and Samuel Luyet Interview: A healthy rivalry

23.05.2019

In 2019, the KZ2 FIA Karting European Championship has the distinction of having received entries from two brothers, Jean and Samuel Luyet, members of the family team D.E.L. Motorsport. For the two Swiss drivers, the mutual assistance, the desire to progress through the rankings and collaboration certainly prevail over the rivalry. This unique pair intends to be visible in the major international KZ2 events this season.

Where did your desire to go Karting come from?

Jean: Our family has been involved in motorsport for many years. The name of our team and the competitor under which we are entered, D.E.L. Motorsport, was created by the Luyet family several years ago.

Samuel: The initials come from Edmond, our grandfather, Laurent, our father, and David, the elder brother of our father, and our uncle. David had a great career in single-seaters and even had the opportunity to test in F1. Unfortunately, the team with which he was in contact at the time had to stop suddenly. Before cars, they raced karts in their youth and we followed in their footsteps.

How old are you and remember your journey?

Jean: I was 18 years old last November. I started in Switzerland in the categories for young drivers, then I raced in the Rok Cup. This is where I discovered gearbox karts, which made me want to race in KZ2 at the international level. I took part in a round of the 2016 European Championship at Adria, Italy, and then continued with two full seasons. Pole position in 2017 in Kristianstad ahead of all the best European drivers of KZ2 remains my favourite memory. I hope that the experience gained will allow me to achieve good results in 2019.

Samuel: I was 17 in January. I took my first steps in my home country at the age of 9 in Mini. Unfortunately, Switzerland is not the ideal country to progress to a high level in motor sport. Car racing has been banned for a long time. We are not very well provided for with kart circuits, and the standard is not very high. It was for these reasons that we quickly decided to race in Italy, even though it created constraints with the distances to travel. Like Jean, I participated in the Rok Cup, taking 3rd place in Lonato in 2018 at the International Final in Shifter Rok.

Is it an advantage to run in the same category?

Jean: Yes, of course. We motivate each other, we share the settings, we compare the data acquisition. When one of us tries something, the other can test a different solution. For the moment, I have a little more experience, so I fight to stay ahead, but I know that Samuel is constantly trying to be faster than me. This is normal, but it is done in a very healthy way, without excessive rivalry!

Samuel: With the exception of a few races, this is really our first full year where we race together and against each other, it's cool!  He is more consistent than me, but the gaps remain small between us. In some competitions, like the German Championship for example, I had the opportunity to get ahead. I noticed that the higher the grip on the track and the tyres, the more I can be the fastest of the two of us.

For 2019, why did you choose to regroup in your own team, rather than an existing team?

Jean: In another team, the budget we are being asked for has to be multiplied by two! Now, we share all the fixed charges. We are also more free to choose the races and test days we want to do. However, we are not alone. We have a solid partnership with the CRG team for equipment. We can count on them for their advice and for their excellent technical support. As for the engines, we work with Galiffa Kart.

Samuel: In KZ2, many drivers have much more experience than us and we really need to push hard to make more progress. With our team, we are autonomous and we organise the programme as we wish, taking into account our education and training. The periods when you are learning within a company, you cannot leave whenever you want.

What are your goals?

Jean: To win titles, if possible at the international level. Becoming a professional kart driver would be great.

Samuel: We are very passionate and the ideal would be to live our passion daily. Every day, we constantly have karting on our minds. When we are with our family, on holiday or at meals, we constantly talk about karting. We fall asleep thinking about karting ... Our mom will eventually crack up (laughs)!

Are you interested in car racing?

Jean: Not necessarily. The cost is higher than in karting, which remains a discipline that allows you to race a lot and compete against very high level drivers. The competitions are very competitive, it's still very exciting.

Samuel: We've already heard about team endurance racing, but we're still too young to think about it! In the end, I think there is more fun in karting, it is a lot of fun almost every weekend!

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Interview Jean et Samuel Luyet : Une rivalité fraternelle

En 2019, le Championnat d’Europe FIA Karting - KZ2 a la particularité d’avoir reçu l’engagement de deux frères, Jean et Samuel Luyet, membres du team familial D.E.L. Motorsport. Pour les deux pilotes suisses, l’entraide, l’envie de progresser dans la hiérarchie et la complicité prévalent assurément sur la rivalité. Ce binôme pas comme les autres a bien l’intention de se mettre en valeur cette saison dans les grandes épreuves internationales de KZ2.

D’où est venue votre envie de pratiquer le Karting?

Jean : Notre famille baigne dans le milieu du sport automobile depuis de nombreuses années. Le nom de notre team, D.E.L. Motorsport, a été créé par la famille Luyet il y a plusieurs années déjà.

Samuel : Les initiales viennent d’Edmond, notre grand-père, Laurent, notre père, et David, le frère aîné de notre père, donc notre oncle. David a effectué une belle carrière en monoplace et a même eu l’occasion de tester une F1. Hélas, l’écurie avec laquelle il était en contact à l’époque a dû arrêter subitement. Avant l’automobile, ils ont pratiqué le karting dans leur jeunesse et nous ont mis le pied à l’étrier.

Quel âge avez-vous et rappelez-nous votre parcours?

Jean : J’ai eu 18 ans en novembre dernier. J’ai débuté en Suisse dans les catégories pour les jeunes, puis j’ai évolué en Rok Cup. C’est là que j’ai découvert les karts à boîte de vitesses, ce qui m’a donné envie de courir en KZ2 au niveau international. J’ai participé à la manche du Championnat d’Europe 2016 à Adria, en Italie, et j’ai enchaîné ensuite avec deux saisons complètes. La pole position en 2017 à Kristianstad devant tous les meilleurs pilotes européens du KZ2 reste mon meilleur souvenir. J’espère que l’expérience acquise me permettra d’obtenir de bons résultats en 2019.

Samuel : J’ai eu 17 ans en janvier. J’ai effectué mes premiers pas dans mon pays à l’âge de 9 ans en Mini. Hélas, la Suisse n’est pas le pays rêvé pour évoluer à haut niveau dans le sport automobile. Les courses de voiture y ont d’ailleurs longtemps été interdites. Nous ne sommes pas très fournis en circuit de karting, le niveau n’y est guère relevé. C’est pour ces raisons que l’on a très vite décidé de courir en Italie, même si cela engendrait des contraintes avec les kilomètres à parcourir. Comme Jean, j’ai participé à la Rok Cup, décrochant la 3e place à Lonato en 2018 lors de la Finale Internationale en Shifter Rok.

Est-ce un avantage de courir dans la même catégorie?

Jean : Oui, bien sûr. Nous nous motivons, nous partageons les réglages, nous comparons les acquisitions de données. Quand l’un essaie quelque chose, l’autre peut tester une solution différente. Pour le moment, j’ai un peu plus d’expérience, je me bats donc pour rester devant, mais je sais que Samuel cherche sans cesse à être plus rapide que moi. C’est normal, mais cela se fait de manière très saine, sans rivalité exacerbée !

Samuel : A l’exception de quelques courses, c’est vraiment la première saison au cours de laquelle nous courons à la fois ensemble et l’un contre l’autre, c’est cool ! Il est plus régulier que moi, mais les écarts restent serrés entre nous. Dans certaines compétitions, comme au Championnat d’Allemagne par exemple, j’ai eu l’occasion de le devancer. J’ai remarqué que plus le grip était élevé au niveau du circuit et des pneumatiques, et plus j’arrivais à être le meilleur des deux.

Pour 2019, pourquoi avoir choisi de vous regrouper sous votre propre structure, plutôt que dans un team déjà existant?

Jean : Dans un autre team, le budget demandé est deux fois plus élevé ! Désormais, nous partageons toutes les charges fixes. Nous sommes également plus libres de choisir les courses et les journées de tests que nous voulons faire. Pour autant, nous ne sommes pas seuls. Nous bénéficions d’un solide partenariat avec l’équipe CRG pour le matériel. Nous pouvons compter sur eux pour les conseils et pour leur excellent support technique. Quant à la motorisation, nous travaillons avec Galiffa Kart.

Samuel : En KZ2, beaucoup de pilotes possèdent bien plus d’expérience que nous et nous avons vraiment besoin de rouler au maximum pour progresser encore. Avec notre structure, nous sommes autonomes et nous organisons le programme comme nous le souhaitons, en tenant en compte de notre scolarité en alternance. Nous ne pouvons pas nous absenter pendant les périodes où nous sommes en apprentissage dans une entreprise, par exemple.

Quels sont vos objectifs?

Jean : Gagner des titres, si possible au niveau international. Devenir pilote professionnel en karting serait génial.

Samuel : Nous sommes vraiment passionnés et l’idéal serait de vivre un jour de notre passion. Dans la vie de tous les jours, nous avons constamment le karting en tête. Quand nous sommes en famille, en vacances ou lors des repas, nous parlons constamment de kart. Nous nous endormons en pensant au kart… Notre mère va finir par craquer (rires) !

Êtes-vous attirés par l’auto?

Jean : Pas forcément. Le coût est plus élevé qu’en karting, qui reste une discipline permettant de beaucoup rouler et d’affronter des pilotes de très haut niveau. Les compétitions sont excessivement disputées, ça reste très excitant.

Samuel : On nous a déjà parlé de courses d’endurance automobile par équipe, mais nous sommes encore trop jeunes pour y penser ! Au final, je pense qu’il y a plus de fun en kart, on y prend beaucoup de plaisir presque tous les week-ends !

© Photo FIA Karting / KSP