2017 CIK-FIA Best-Of: Karting to the car: Ronnie Quintarelli: An ambassador for karting in the land of the rising sun

17.01.2018

A 38-year-old Italian Driver, Ronnie Quintarelli became a professional in Japan thanks to the results he obtained at the highest level in karting at the turn of the millennium. Always passionate about the discipline that taught him everything he knows, he could not resist the proposal from Birel ART and TM Racing to participate in the CIK-FIA World KZ Championship in September 2017 at Wackersdorf.

First of all, Ronnie, why do we have the pleasure of seeing you at Wackersdorf?

- My passion for karting has always remained intact and I seized the opportunity to participate in the World Championship. At the beginning of the year, I had the opportunity to do a few laps on the new track at Lonato in a KZ2. I was enthusiastic, and with Franco Drudi of TM Racing and Ronni Sala of Birel ART I found two supporters to arrange my participation in the World Championship. This project gave me extra motivation throughout the season in Japan, because I always had this meeting in mind in September at Wackersdorf.

What assessment do you make of this Competition?

- It was a very nice experience! The KZ are really fast, the chassis have evolved a lot in 15 years and the engine is much more usable than the Formula C of my time. The feeling of speed is an even greater sensation than at the wheel of my Nissan Super GT which develops 500 hp. Braking is even later than in cars. The current level of competition is extremely tight in KZ and it was difficult for me to play a leading role. I'm happy to have been able to gain eight places in the Final, but I still remained in the middle of the pack.

Going back to the past, how did you become a professional driver in Japan?

- It was karting that opened the doors of a car career. After my very good performances in the 2002 World Championship, Pierre-Henri Raphanel invited me to come and try F3 in Japan at the end of the season and that's how it all started. I had many successes in single-seaters and then in the Super GT Championship which I won four times for Nissan.

Karting has remained present in your career. Why is that?

- I have always been convinced that practicing this discipline would give me an advantage in car racing. I even trained with a group of about ten Super GT Drivers. We prepare together every Monday before a race. We have our own equipment equipped with KF4 engines. The Driver who won Super GT in 2013 thanked me for these karting practice sessions, recognising that it had helped him a lot.

In Japan, as elsewhere, young people are moving towards cars very early. I think that's not a good thing. Motorsports teams and major manufacturers do not realise how much karting is essential for Driver training. I do everything I can to open their eyes to this discipline which they do not know enough about.

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Du Karting à l'auto : Ronnie Quintarelli: Un ambassadeur du karting au pays du soleil levant

Pilote italien de 38 ans, Ronnie Quintarelli est devenu professionnel au Japon grâce aux résultats qu'il a obtenus au plus haut niveau en karting au tournant des années 2000. Toujours passionné de la discipline qui lui a tout appris, il n'a pas résisté à la proposition de Birel ART et de TM Racing de participer au Championnat du Monde CIK-FIA de KZ au mois de septembre 2017 à Wackersdorf.

Tout d'abord, Ronnie, que nous vaut le plaisir de vous voir à Wackersdorf ?

- J'ai toujours conservé intacte ma passion pour le karting et j'ai saisi la chance qui m'était offerte de participer au mondial. En début d'année, j'ai eu l'occasion de faire quelques tours sur le nouveau tracé de Lonato au volant d'un KZ2. Enthousiasmé, j'ai trouvé avec Franco Drudi de TM Racing et Ronni Sala de Birel ART, deux supporters pour mettre en place ma participation au Championnat du Monde. Ce projet m'a donné une motivation supplémentaire tout au long de la saison au Japon, car j'avais toujours en tête ce rendez-vous de septembre à Wackersdorf.

Quel bilan pouvez-vous dresser de cette Compétition ?

- C'était une très belle expérience ! Les KZ sont vraiment très rapides, le châssis a beaucoup évolué depuis 15 ans et le moteur est beaucoup plus utilisable que celui des Formule C de l'époque. La sensation de vitesse est même plus grande sensation qu'au volant de ma Nissan Super GT qui développe pourtant 500 cv. Les freinages sont encore plus tardifs qu'en auto. La compétition actuelle est extrêmement serrée en KZ et il a été difficile pour moi de jouer les premiers rôles. Je suis content d'avoir pu reprendre 8 places en finale, mais je suis tout de même resté en milieu de peloton.

Pour revenir au passé, comment êtes-vous devenu Pilote professionnel au Japon ?

- C'est le karting qui m'a ouvert les portes d'une carrière en automobile. Après mes très bonnes performances dans le Championnat du Monde 2002, Pierre-Henri Raphanel m'a proposé de venir faire des essais en F3 au Japon en fin de saison et voilà comment tout a commencé. J'ai connu de nombreux succès en monoplace puis dans le Championnat Super GT que j'ai remporté quatre fois pour Nissan.

Le karting est resté très présent dans votre carrière. Pourquoi cela ?

- J'ai toujours été convaincu que la pratique cette discipline pouvait me donner un avantage en sport auto. J'ai même entrainé avec moi un groupe d'une dizaine de pilotes de Super GT. Nous nous préparons ensemble chaque lundi précédant une épreuve. Nous possédons notre propre matériel équipé de moteurs KF4. Le pilote qui a remporté le Super GT en 2013 m'a remercié de ces entrainements en karting en reconnaissant que cela l'avait grandement aidé à gagner.

Au Japon comme ailleurs, les jeunes s'orientent très tôt vers la monoplace. Je pense que ce n'est pas une bonne chose. Les équipes de sport automobile et les grands constructeurs ne se rendent pas compte combien le karting est essentiel pour la formation des pilotes. Je fais tout ce que je peux pour leur ouvrir les yeux sur cette discipline qu'ils ne connaissent pas assez. 

 © Photo CIK/KSP