2018 FIA Karting Best-Of: Piccini: father and son, a beautiful family story

25.01.2019

For the Piccinis, kart racing is part of the family DNA. At the age of 54, Alessandro is still very involved in the sport after an incredible career as a Driver for over 30 years. Triple World Champion, European Champion, and multiple Italian Champion, his record wins respect. His technical talents always make him a sought-after technician in the field. However, we now see him in the factory Tony Kart awning as a mechanic for his son Alessio.

How did you pass on your passion to your son?

Karting is an important part of our family life. Gianna, my wife, has always shared the passion for racing by joining me at all the circuits of Europe and the whole world. The birth of Alessio did not change our habits, he naturally followed us to the races. I remember him, a newborn baby, sleeping quietly in the Ugento grandstand while the karts were running. I cannot say that I passed on my passion to him, he lived it with us and that influenced him of course.

Did you encourage him to become a Karting Driver?

As I said, we live for Karting. It was only natural for him to drive a kart at age four, a CRG Puffo, and start racing in Mini at age eight. I did not push him, it was natural for him to drive. Mr. Robazzi allowed him to race in KF3 with Tony Kart. In addition to driving, he learned to take care of his kart with help from the mechanics. He enjoyed the whole technical part. He quickly moved to 125cc gearbox, the category in which I made my career.

Have you raced together?

It happened once, in Las Vegas in 2012 in KZ2. I think it's a rare example of a father and a son competing on the track. He was a little faster than me and in the Final I did not know it was him coming up behind me. I thought he was a competitor like any other, so I closed the doors a bit and he touched the barriers. And then I saw his mother making big signs from the stands and I understood. He could not overtake me, but I never wanted this situation to happen again, it was too dangerous!

You seem to share more as a family than a passion. Is that how you see things?

Certainly. Competition is for us a way of life first and foremost. This allows us to stay very close and have a beautiful father / son relationship. I am happy to be able to share my experience with Alessio. My wife Gianna is an essential part of this amazing story. All three of us find our balance by travelling from circuit to circuit all year round, even though his mother is more attentive to her son's races than to her husband's!

Alessio currently races in KZ2 and is able to place well in the international top 10. He is looking for a big win. We never dreamed that he could move into single-seaters, the budgets are too high. But in a while, he may be able to face the best in KZ, with his father as a mechanic.

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Piccini père et fils, une belle histoire de famille

Chez les Piccini, la Compétition Karting fait partie de l’ADN de la famille. À 54 ans, Alessandro est toujours très impliqué dans la Course après une incroyable carrière de Pilote qui s’est échelonnée sur plus de 30 ans. Triple Champion du Monde, Champion d’Europe, multiple Champion d’Italie, son palmarès force le respect. Ses talents de metteur au point font toujours de lui un technicien recherché dans le milieu. Pourtant, c’est plutôt en tant que mécanicien de son fils Alessio qu’on peut le croiser actuellement sous la structure officielle Tony Kart.

Comment avez-vous transmis votre passion à votre fils ?

Le karting représente une part importante de notre vie de famille. Gianna, ma femme a toujours partagé la passion de la course en m’accompagnant sur tous les circuits d’Europe et du monde entier. La naissance d’Alessio n’a pas changé nos habitudes, il nous a tout naturellement suivis sur les courses. Je me souviens de lui, nouveau-né, dormant tranquillement dans la tribune d’Ugento pendant que les karts roulaient. Je ne peux pas dire que je lui ai transmis ma passion, il l’a vécue avec nous et cela l’a influencé bien entendu.

L’avez-vous incité à devenir Pilote de Karting ?

Comme je disais, nous vivons pour le karting. Il était tout naturel qu’il monte dans un kart à 4 ans, un Puffo de la CRG, et qu’il commence à courir en Mini à 8 ans. Je ne l’ai pas poussé, c’était normal pour lui de piloter. M. Robazzi lui a permis de rouler ensuite en KF3 avec Tony Kart. En plus du pilotage, il a appris à s’occuper de son kart au contact des mécaniciens. Toute la partie technique lui plaisait. Il est passé rapidement au 125 à boîte, catégorie dans laquelle j’ai fait ma carrière.

Avez-vous roulé ensemble ?

C’est arrivé une fois, à Las Vegas en 2012 en KZ2. Je pense que c’est un exemple rarissime d’un père et d’un fils s’affrontant en piste. Il était un peu plus rapide que moi et en finale je ne savais pas que c’était lui qui remontait derrière moi. Je pensais que c’était un adversaire comme un autre, alors je fermais un peu les portes et il a dû toucher les barrières. Et puis j’ai vu sa mère qui me faisait des grands signes depuis les stands et j’ai compris. Il n’a pas pu me doubler, mais je n’ai jamais voulu que cette situation se reproduise, c’était trop dangereux !

Vous semblez partager en famille davantage qu’une passion. Est-ce comme cela que vous voyez les choses ?

Certainement. La Compétition est pour nous une manière de vivre avant tout. Cela nous permet de rester très proches et d’avoir une belle relation père/fils. Je suis heureux de pouvoir faire profiter Alessio de mon expérience. Ma femme Gianna est un élément essentiel de cette belle histoire. Tous les trois, nous trouvons notre équilibre en voyageant de circuit en circuit toute l’année, même si sa mère a été plus attentive aux courses de son fils qu’à celles de son mari !

Alessio roule actuellement en KZ2 et il est capable de bien se placer dans le top 10 international. Il est à la recherche d’une grande victoire. Nous n’avons jamais rêvé qu’il puisse évoluer en monoplace, les budgets sont trop élevés. Mais dans quelque temps, il pourra peut-être se confronter aux meilleurs en KZ, avec son père comme mécanicien. 

© Photo CIK-FIA KSP