2018 FIA Karting Best-Of: Pierre Gasly: from karting to F1

28.01.2019

When he left Karting for cars in 2011 at just 15 years old, Pierre Gasly made a bold decision. He was indeed one of the first not to continue in the Senior categories. Esteban Ocon followed the same path a year later, while Charles Leclerc stayed until KZ. Different choices did not prevent these three hopefuls from arriving in Formula 1 a few years later. A Scuderia Toro Rosso driver in 2018 at age 21, Gasly will join the Aston Martin Red Bull Racing team in 2019 alongside Max Verstappen.

Pierre, what are your best memories in Karting?

Like all Drivers, I have a lot of good memories of Karting. It's a very intense discipline that marks a lifetime. Plus, it's a time when family and childhood friends are very close. I started at nine years old in Minikart before continuing in the Minime then Cadet categories in France. Since entering international Competition, the good results continued with Sodikart. In 2009 I was on the podium of the CIK-FIA KF3 World Cup at Sarno, a crucial moment for me. Shortly afterwards, I discovered the United States and Las Vegas at the Supernationals and again took 3rd place in TaG Junior. The following year, I had the satisfaction of becoming European Vice-Champion in KF3 at Genk. Alexander Albon won and Max Verstappen finished 5th.

Your early move to single-seaters was much commented on at the time ...
It was not common at the time, but the FFSA proposed to support me in this adventure and I did not really hesitate. I was already educated at Le Mans in both sport and academic subjects, I had two good seasons in Junior, and I do not regret my choice. When you look at the young drivers who have been in Formula 1 for some time, there are different paths, but the same desire to succeed.

What have been the milestones of your car career so far?

After finishing 3rd in the French F4 Championship in 2011, I won the Eurocup FR 2.0 in 2013. Thanks to this I was supported by the Red Bull Junior Team for 2014 and I was top rookie and Vice-Champion in Formula Renault 3.5. In 2016, I won the new FIA F2 Championship after a constant fight. I was already a reserve Driver for Red Bull Racing and was able to start my first Formula 1 season with Scuderia Toro Rosso Honda in 2018. Next year, I have the chance to join Max Verstappen at Aston Martin Red Bull Racing.

How has Karting contributed to your career?

It is impossible to ignore Karting. This is where you learn everything: the basics of driving, of course, but also the sense of attack and the management of a race weekend or a Championship. Knowing how to surpass oneself and look for the last hundredths at the age of 10 is fundamental to succeeding afterwards. Today's young people are even learning to work with data acquisition. I always drive karts with friends for fun or for my own pleasure in KZ. Karting provides unequalled sensations!

What would you say to a young person who dreams of succeeding in racing?

In the first place, you must know what you want and want it very much. It's the rage to win that makes the difference. The mental strength is essential, you must pay attention to the smallest details and always remain focused on victory.

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Pierre Gasly, du karting à la F1

Quand il a quitté le karting pour la monoplace en 2011 à tout juste 15 ans, Pierre Gasly a pris une décision audacieuse. Il était en effet un des premiers à ne pas poursuivre dans les catégories Senior. Esteban Ocon suivait la même voie un an plus tard, tandis que Charles Leclerc persistait jusqu’en KZ. Des choix différents n’ont pas empêché ces trois espoirs de se retrouver en Formule 1 quelques années plus tard. Pilote de la Scuderia Toro Rosso en 2018 à 21 ans, Gasly va intégrer le team Aston Martin Red Bull Racing en 2019 aux côtés de Max Verstappen.

Pierre, quels sont vos meilleurs souvenirs en Karting ?

Comme tous les pilotes, j’ai beaucoup de bons souvenirs du Karting. C’est une discipline très intense qui marque toute une vie. De plus, c’est une période où la famille et les amis d’enfance sont très proches. J’ai débuté à 9 ans en Minikart avant de poursuivre dans les catégories Minime puis Cadet en France. Dès mon entrée en compétition internationale, les bons résultats n’ont pas manqué avec Sodikart. En 2009 je suis monté sur le podium de la Coupe du Monde CIK-FIA de KF3 à Sarno, un moment crucial pour moi. Peu de temps après, je découvrais les Etats-Unis et Las Vegas lors du Supernationals et je prenais à nouveau la 3e place en  TaG junior. L’année suivante, j’ai eu la satisfaction de devenir Vice-Champion d’Europe KF3 sur le circuit de Genk. C’est Alexander Albon qui avait gagné et Max Verstappen terminait 5e. 

Votre passage précoce en monoplace a été beaucoup commenté à l’époque…

Ce n’était pas courant à ce moment-là, mais la FFSA a proposé de me suivre dans cette aventure et je n’ai pas vraiment hésité. J’étais déjà scolarisé au Mans en sport/études, j’avais réussi deux bonnes saisons en Junior, je ne regrette pas mon choix. Quand on regarde les jeunes pilotes qui ont accédé à la Formule 1 depuis quelque temps, on note des parcours différents, mais une même volonté de réussir.  

Quelles ont été à ce jour les grandes étapes de votre carrière en automobile ?

Après avoir terminé 3e du Championnat de France de F4 en 2011, j’ai remporté l’Eurocup FR 2.0 en 2013. Grâce à cela j’ai été remarqué par le Red Bull Junior Team pour 2014 et j’ai été meilleur rookie et vice-Champion en Formule Renault 3.5. En 2016, j’ai remporté le nouveau Championnat F2 FIA après une bagarre de tous les instants. J’étais déjà pilote de réserve pour Red Bull Racing et j’ai pu faire ma première saison en Formule 1 dans la Scuderia Toro Rosso Honda en 2018. L’année prochaine, j’ai la chance de rejoindre Max Vertsappen chez  Aston Martin Red Bull Racing. 

Quels ont été les apports du Karting dans votre parcours ?

Il est impossible de faire l’impasse sur le karting. C’est là que l’on apprend tout : les bases du pilotage, bien sûr, mais aussi le sens de l’attaque et la gestion d’un week-end de course ou d’un championnat. Savoir se dépasser et chercher les derniers centièmes dès l’âge de 10 ans, c’est fondamental pour réussir ensuite. Les jeunes d’aujourd’hui apprennent même à travailler avec les acquisitions de données. Il m’arrive toujours de rouler en kart avec des amis en loisir ou pour mon propre plaisir en KZ. Le karting procure des sensations inégalables !

Que diriez-vous à un jeune qui rêve de réussir ?

Il faut en premier lieu savoir ce que l’on veut et le vouloir très fort. C’est la rage de vaincre qui fait la différence. La force du mental est essentielle, il faut faire attention aux moindres détails et toujours rester concentré sur la victoire.

© Photo CIK-FIA KSP