Fabian Federer - "In KZ, the standard of the drivers is incredible"

25.05.2018

The 28-year-old Fabian Federer is one of the drivers who have won their place among the best in the world in the KZ category. The Italian from South Tyrol grew up in KZ2, where he ended up becoming European Champion. Logically he moved to KZ, before making the choice to go back down a level to rebound. His fantastic reconquest of the KZ2 European title led him to return to KZ. Today supported by the CRG factory, but a member of a private team, SRP Racing, this personable battler is determined to target the top places in 2018 ...

Fabian, can you remind us of your karting debut?

I came here thanks to rental karting, which I discovered at 9 years old. Then, my father finally bought me a racing kart at the age of 12. At first, I mostly raced at the regional level. My first big win was in 2007 at Lonato. I also remember participating in the Monaco Kart Cup, which in 2008 included a four-stroke category which I had won! Then, in KZ2, the results came with the seasons.

How do we move from darkness to light?

We must always believe in the objective, continually give our best and set ourselves ever higher goals, while working hard to progress and improve the equipment. For me, the 2011 season really helped me to become known on the international scene. I won the European Championship and I finished 3rd in the World Cup in KZ2. The next three seasons of KZ were tough, but I learned a lot.

Tell us about the incredible 2016 European Championship.

Unlike 2011 when this competition was decided in a single event and a single Final, the 2016 series had three meetings. I was very competitive in each of them. I finished 2nd in France and 1st in Italy. During the Final at Genk in Belgium, I was at the front of my Prefinal, when a weak sparkplug led to my retirement. At that time, a driver needed to finish in the top 17 of one of the two Prefinals to get to the final. So I watched the race from the edge of the track. I was anxious. It was a strange feeling to have to remain passive, without having any influence on the Final result. Stan Pex, my most dangerous opponent, finished 4th in the Final. He had to finish in the top three to hope to get ahead. This is the proof that in kart, as long as the chequered flag has not been waved, you can easily win or lose a race or a title. At the SRP Racing team, we fell into each other's arms. It was both a deliverance and a great joy! In addition, I won a title for the young brand Modena Engines.

Do you prefer KZ or KZ2?

I enjoy so much in both categories. KZ2 certainly seems easier, but we fight continuously against many different opponents. There are more drivers and Qualifying Heats, it's very intense. KZ is a pretty incredible category, with over 20 extremely competitive drivers and all capable of winning. No other formula has such a high standard of driving.

Is it more exciting to fight against drivers like Ardigo and De Conto, or against the young people in KZ2?

To face more experienced opponents is my favourite. It is often better with them. Of course, this leads to hard fights, but these drivers have mastered their specialism perfectly.Is it difficult to gather all the ingredients to run in KZ?Yes, of course! This year again, I am fortunate to have the support of the CRG and TM Racing factories as well as the SRP Racing team from Maik Siebecke. There is perfect collaboration between us, on the track as in the workshop. I take this opportunity to thank all those who help me to live my passion for karting and to run at the top level.

What is your best memory?

The first European Championship in 2011, without hesitation. I was in a small team, with engines from Daldosso and we were able to gather the right ingredients to win the Final.

What are your favorite circuits?

I have a preference for Wackersdorf, Lonato and Genk. These are not necessarily the fastest tracks, but they are interesting in terms of technique and driving. In general, I like the circuits where I have won races best!

You are famous for driving incisively, which sometimes leads you to a crash ...

When I'm on a track, it's not for 2nd. I always try to attack as much as possible and to gain places, while maintaining the cleanest possible driving. But in kart, a collision can happen easily, it's not something you want, unfortunately. Under certain conditions, it is also more difficult to overtake, when the track lacks grip, for example.

Is KZ physically demanding?

Enough yes, but I do not have any particular problems at this level. I do not particularly train outside the kart. When I'm not on a track, I prefer to work on engines in the workshop. So I try to drive as much as possible outside races. For me, the best preparation for karting ... is to practice in the kart!

How do you see your future?

For the moment, my wish is to continue with the SRP Racing team. Maybe another two or three years before stopping? I don’t really know! This year, I am focused on the races of the German, European and World Championships.

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Fabian Federer - “En KZ, le niveau des pilotes est incroyable”

Âgé de 28 ans, Fabian Federer fait partie des pilotes qui ont su gagner leur place au milieu des meilleurs mondiaux de la catégorie KZ. L’Italien venu du Tyrol du sud a grandi en KZ2, où il a fini par devenir Champion d’Europe. Il est logiquement passé en KZ, avant de faire le choix de redescendre d’un échelon pour mieux rebondir. Sa reconquête du titre européen KZ2 décroché d’une manière rocambolesque l’a conduit à effectuer un retour en KZ. Aujourd’hui aidé par l’usine CRG, mais membre d’un team privé, SRP Racing, ce “fighter” au style généreux est bien décidé à viser les premières places en 2018…

Fabian, pouvez-vous nous rappeler vos débuts en karting?

J’y suis venu grâce au kart de location, que j’ai découvert à 9 ans. Puis, mon père a fini par m’acheter un kart de compétition à l’âge de 12 ans. Au début, j’ai surtout couru au niveau régional. Ma première grande victoire date de 2007 à Lonato. Je me souviens aussi d’une participation à la Monaco Kart Cup, qui proposait en 2008 une catégorie 4-temps que j’avais remportée ! Puis, en KZ2, les résultats sont venus au fil des saisons.

Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière?

Il faut toujours y croire, donner continuellement le meilleur de soi-même et se fixer des objectifs toujours plus hauts, tout en travaillant dur pour progresser et améliorer son matériel. Pour moi, c’est la saison 2011 qui m’a vraiment permis de me faire définitivement connaître sur la scène internationale. Je remporte le Championnat d’Europe et je termine 3e à la Coupe du Monde en KZ2. Les trois saisons suivantes de KZ ont été difficiles, mais j’ai encore beaucoup appris.

Reparlez-nous de cet incroyable Championnat d’Europe 2016.

Contrairement à 2011 où cette compétition se jouait sur une seule épreuve et une seule finale, l’édition 2016 comptait trois meetings. Je me suis montré très compétitif à chacune d’elle. J’ai terminé 2e en France et 1er en Italie. Lors du final à Genk en Belgique, j’étais aux avant-postes dans ma préfinale, lorsqu’une bougie déficiente a entraîné mon abandon. A cette époque, il fallait terminer dans les 17 premiers d’une des deux préfinales pour aller en finale. J’ai donc regardé la course depuis le bord de la piste. J’étais anxieux. Ce fut une drôle d’impression de devoir rester passif, sans n’avoir aucune influence sur le résultat final. Stan Pex, mon plus dangereux adversaire, a terminé 4e de la finale. Il devait finir dans les trois premiers pour espérer me devancer. C’est la preuve qu’en kart, tant que le drapeau à damier n’est pas passé, on peut facilement gagner ou perdre une course ou un titre. Dans l’équipe SRP Racing, nous sommes tombés dans les bras des uns des autres. Ce fut à la fois une délivrance et une grande joie ! En plus, j’ai offert un titre à la jeune marque Modena Engines. 

Préférez-vous le KZ et le KZ2?

Je prends autant de plaisir dans les deux catégories. Le KZ2 paraît certes plus facile, mais on se bat continuellement contre beaucoup d’adversaires différents. Il y a davantage de pilotes et de manches de qualification, c’est très intense. Le KZ est une catégorie assez incroyable, avec plus de 20 pilotes extrêmement compétitifs et tous capables de gagner. Aucune autre formule ne pos-sède un niveau de pilotage aussi élevé.

Est-ce plus excitant de se battre contre des pilotes comme Ardigo et De Conto, ou contre les jeunes du KZ2?

Se retrouver face à des adversaires plus expérimentés, c’est ce que je préfère. Cela se passe sou-vent mieux avec eux. Bien sûr, cela entraîne de rudes combats, mais ces pilotes maîtrisent parfai-tement le sujet.

N’est-ce pas difficile de réunir tous les ingrédients pour courir en KZ?

Si bien sûr ! Cette année encore, je bénéficie heureusement du soutien des usines CRG et TM Ra-cing, ainsi que du team SRP Racing de Maik Siebecke. Il existe une parfaite collaboration entre nous, sur la piste comme à l’atelier. J’en profite pour remercier tous ceux qui m’aident à vivre ma passion pour le karting et à courir au top niveau.

Quel est votre meilleur souvenir?

Le premier titre de Champion d’Europe 2011, sans hésiter. J’étais dans une petite structure, avec des moteurs de chez Daldosso et nous avons su réunir les bons ingrédients pour gagner la finale.

Quels sont vos circuits préférés?

J’ai une préférence pour Wackersdorf, Lonato et Genk. Ce ne sont pas forcément les tracés les plus rapides, mais ils sont intéressants sur le plan de la technique et du pilotage. D’une manière générale, j’aime surtout les circuits où j’ai gagné des courses !

Vous êtes réputé pour avoir un pilotage incisif, qui vous conduit parfois à l’accrochage…

Quand je suis sur une piste, ce n’est pas pour faire deuxième. J’essaye toujours d’attaquer au maximum et de gagner des places, tout en gardant un pilotage le plus propre possible. Mais en kart, un accrochage peut arriver facilement, ce n’est pas quelque chose que l’on souhaite, malheu-reusement. Dans certaines conditions, il est également plus difficile de doubler, lorsque la piste manque d’adhérence par exemple.

Le KZ est-il éprouvant sur le plan physique?

Assez oui, mais je n’ai pas de problèmes particuliers à ce niveau. Je ne m’entraîne pas particuliè-rement en dehors du kart. Quand je ne suis pas sur une piste, je préfère travailler sur les moteurs à l’atelier. Alors j’essaye de rouler au maximum en dehors des courses. Pour moi, la meilleure pré-paration pour le kart… c’est de pratiquer le kart !

Comment voyez-vous votre avenir?

Pour le moment, mon souhait est de poursuivre avec le team SRP Racing. Peut-être encore 2 ou 3 ans avant d’arrêter? Je ne sais pas vraiment en fait ! Cette année, je suis concentré sur les courses des Championnats d’Allemagne, d’Europe et du Monde.

© Photo CIK-FIA KSP