Interview at Genk with Felipe Massa, President of CIK-FIA

14.09.2018

CIK-FIA President Felipe Massa is keeping his promise to be as active as possible on the ground.  He attended the FIA ​​Karting World Championship - KZ at Genk (BEL) and will travel to Sweden soon for the OK and OK-Junior categories. Always very available to the public, he also takes the opportunity to conduct many discussions with members of the international karting community, Drivers, professionals, organisers and officials.

Mr. President, how are the first months of your mandate going?

- My goal is to develop karting at a global level. I observe, listen and analyse all aspects of the sport, which remains the school of motor sport, in order to be able to make the best choices for the future. Karting is a complex discipline with many different categories and races. When I became interested in karting again a few years ago, I could not find my way between all the categories. It is too complicated, we need to gradually move towards greater simplicity.

The work done by the CIK-FIA on the OK categories is going in the right direction. OK and OK-Junior must have their place in all countries to make the championships more attractive and facilitate the arrival of new Drivers.

How do you see the implementation of a common definition of the Mini category?

- It was a lot of work to harmonise this crucial category worldwide for the future of karting, while keeping the costs of use within reasonable limits. It is difficult in some countries like Brazil where taxes are very high for importing foreign products. This is a real problem that deserves all our attention.

Do you have a preference between KZ and OK?

- For me, it's OK that represents the future of karting. I am not criticising KZ, where we see the best Drivers, true karting professionals. Their presence is very rewarding in terms of the success of a Competition and to keep the passion alight, because they are the real experts. It is also the category in which I prefer to drive myself because it is the one that comes closest to Formula 1. However, young Drivers embody the future of motor sport. In OK-Junior and OK we see future champions evolving, in all disciplines, including F1. For a brand, winning the World Championship with a new Driver who may be able to become the Lewis Hamilton of the future is very important.

How is the integration of the CIK-FIA into the FIA going?

- The FIA ​​can bring a lot to karting. I think it is important that it be more integrated within the International Federation. With its power, the FIA ​​can help to ensure that international categories are more widespread around the world and that the rules in force here, in terms of equipment and safety, are adhered to.

The hard work carried out by the FIA to organise and simplify the different categories of single seater, from F4 to F1, is an example to follow. Applied to karting, this approach would allow us to develop our sport more quickly. The idea is to make the CIK categories into the reference worldwide. In the next five years, it would be good for all countries to follow this trend. I know it will not be easy, that there are a lot of issues to settle, but that's my plan. We definitely need more help from the FIA, it will make us stronger.

Did you participate in the development of the 2019 calendar?

- The choices were already well advanced for next season's events when I took office and I think I will have more influence in the future. I will try to bring the World Championship to Brazil for 2020. Karting is not only Europe. For me, a World Competition must visit other horizons. It must be a special event, felt by all to be the most important of the season and it involves intercontinental travel to contribute to the revitalisation of karting in every country.

What are your relationships with the RGMMC Promoter?

- I'm in constant contact with James Geidel, we get along very well. He is very motivated, he is a good person who always tries to do better. Since the first event, we can see many improvements. This weekend, in Genk, the organisation was excellent thanks to good collaboration with the owners of the circuit, the Lemmens family, who did an exceptional job in preparing for the competition.Have you been paying attention to the Historic Super Cup at Genk?

- Absolutely! I love the history of karting and I am very interested in historic karts. This is a very good show for the fans and it allows everyone to appreciate the incredible evolution of the machines since the time of the pioneers. We were spoiled by the selection in Genk. The demo format is perfectly adapted to the history, it is not necessary to organise races to entertain the public.

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Entretien à Genk avec Felipe Massa, Président de la CIK-FIA

Le Président de la CIK-FIA, Felipe Massa, tient sa promesse d’être présent le plus possible sur le terrain. Il a assisté au Championnat du Monde FIA Karting – KZ à Genk (BEL) et se déplacera en Suède prochainement pour ceux des catégories OK et OK-Junior. Toujours très disponible pour le public, il en profite également pour mener de nombreuses discussions avec les membres de la communauté du karting international, Pilotes, professionnels, organisateurs ou officiels.

M. le Président, comment se déroulent les premiers mois de votre mandat ?

- Mon objectif est de développer le karting au niveau mondial. J’observe, j’écoute et j’analyse tous les aspects de ce sport, qui reste l’école du sport automobile, afin d’être en mesure de faire les meilleurs choix pour le futur. Le karting est une discipline complexe avec beaucoup de catégories et de courses différentes. Quand je me suis à nouveau intéressé de plus près au karting il y a quelques années, je n’arrivais pas à me repérer entre toutes les catégories. C’est trop compliqué, il faut tendre progressivement vers une plus grande simplicité.

Le travail qu’a effectué la CIK-FIA sur les catégories OK va dans le bon sens. OK et OK-Junior doivent avoir leur place dans tous les pays pour rendre les championnats plus attractifs et faciliter l’arrivée de nouveaux Pilotes.

Comment voyez-vous la mise en place d’une définition commune de la catégorie Mini ?

- Il a fallu effectuer un gros travail pour harmoniser au niveau mondial cette catégorie cruciale pour l’avenir du karting, tout en restant dans des limites raisonnables sur la question des coûts d’utilisation. C’est difficile dans certains pays comme le Brésil où les taxes sont très élevées pour l’importation de produits étrangers. C’est un vrai problème qui mérite toute notre attention.

Avez-vous une préférence entre la KZ et l’OK ?

- Pour moi, c’est l’OK qui représente le futur du karting. Je ne critique pas la KZ, où l’on voit évoluer les meilleurs Pilotes, de véritables professionnels du karting. Leur présence est très valorisante pour la réussite d’une Compétition et pour entretenir la flamme des passionnés, car ce sont les véritables experts. C’est par ailleurs la catégorie dans laquelle je préfère piloter moi-même car c’est celle qui se rapproche le plus de la Formule 1. Cependant, les jeunes Pilotes incarnent l’avenir du sport automobile. C’est en OK-Junior et en OK que l’on voit évoluer les futurs champions, toutes disciplines confondues, F1 comprise. Pour une marque, remporter le Championnat du Monde avec un nouveau Pilote qui pourra peut-être devenir le Lewis Hamilton du futur, c’est très important.

Comment se passe l’intégration de la CIK-FIA au sein de la FIA ?

- La FIA peut apporter beaucoup au karting. Je pense qu’il est important qu’il soit davantage intégré au sein de la Fédération Internationale. Avec sa puissance, la FIA peut contribuer à faire en sorte que les catégories internationales soient plus répandues à travers le monde et que les règles en vigueur ici, sur le plan du matériel ou de la sécurité, se généralisent.

Le travail de fond mené par la FIA pour organiser et simplifier les différentes catégories de la monoplace, de la F4 à la F1, est un exemple à suivre. Appliquée au karting, cette démarche nous permettrait de développer plus rapidement notre sport. L’idée est de faire en sorte que les catégories CIK deviennent la référence dans le monde entier. D’ici cinq ans, ce serait bien que tous les pays suivent ce mouvement. Je sais que ce ne sera pas facile, qu’il y a beaucoup de points à régler, mais c’est mon plan. Nous avons définitivement besoin de davantage d’aide de la part de la FIA, cela nous rendra plus forts.

Avez-vous participé à l’élaboration du calendrier 2019 ?

- Les choix étaient déjà bien avancés pour les épreuves de la saison prochaine quand j’ai pris mes fonctions et je pense que je vais avoir une plus grande influence dans le futur. Je vais essayer de faire venir le Championnat du Monde au Brésil pour 2020. Le karting, ce n’est pas uniquement l’Europe. Pour moi, une Compétition mondiale se doit de visiter d’autres horizons. Ce doit être un évènement à part, ressenti par tous comme le plus important de la saison et cela passe par des déplacements intercontinentaux pour contribuer à la dynamisation du karting dans tous les pays.

Quels sont vos rapports avec le Promoteur RGMMC ?

- Je suis en contact permanent avec James Geidel, nous nous entendons très bien. Il est très motivé, c’est quelqu’un de bien qui essaie toujours de faire mieux. Depuis la première épreuve, on peut se rendre compte des nombreuses améliorations. Ce week-end, à Genk, l’organisation était excellente grâce à une bonne collaboration avec les responsables du circuit, la famille Lemmens, qui a fait un travail exceptionnel en amont de la compétition.

Avez-vous été attentif à la Super Coupe Historique à Genk ?

- Complètement ! J’aime l’histoire du karting et je suis très intéressé par les karts historiques. C’est un très beau spectacle pour les passionnés et cela permet à tous d’apprécier l’incroyable évolution des machines depuis l’époque des pionniers. Nous avons été gâtés par la sélection effectuée à Genk. Le format de démonstration est tout à fait adapté à l’historique, il n’est pas nécessaire d’organiser des courses pour séduire le public.

© Photo CIK-FIA/KSP