Interview with Maja Hallen Fellenius "Behind a steering wheel, there is no difference between a girl and a boy!"

13.11.2018

Karting is one of the few "mixed" sports where women and men compete against each other. However, few women go on track despite having frequently been shown to be capable of the finest exploits. Luigina Guerrini, Cathy Muller, Sophie-Marie Kumpen, Charlotte Hellberg, Cyndie Allemann, Simona De Silvestro, Michelle Gatting, Adeline Prudent and Marta Garcia are brilliant examples of women's success. At the FIA Karting World Championships in Sweden, however, some women were competing for a good position, like the young Swedish driver Maja Hallen Fellenius (16), racing in OK.

Maja, how did you get started in Karting?

I came across this discipline in quite a strange way. At 7, I had a serious illness, which lasted for almost three years. When I finally came out of the hospital, I had to be really careful to play with other kids because I was so sensitive for infections. My father had the idea of taking me to a rental kart circuit for a few laps. He figured that with a racesuit, gloves and a helmet with visor I could hang out with other children without risks of infection.

I really liked it and we found out about how to start racing fo real. So, my dad never pushed me into karting, he was only a moderately interested in motorsports back then.

Then, how did your career progress before competing in this FIA Karting World Championship - OK?

Like many other drivers, I started in Mini 60cc, before racing in the Junior category of a brand challenge. Over the races, my results improved and I scored several podiums and wins. I have a wonderful memory of my first victory. I had to start at the back of the pack in the Prefinal, where I came back to 6th, before winning the Final!

Why did you choose the OK category?

The prospect of the FIA Karting World Championship at Kristianstad was very enticing. Sweden does not organise very many big sporting events, and it was very motivating to enter. In addition, Kristianstad is a beautiful track, I like it a lot, even though it is quite difficult. In 2018, Sweden has scheduled several races in OK, including a National Championship where the standard was very high. To perfect my preparation, I also participated in some races in Italy. Of course, this involves long trips because I live in Stockholm and there are not many tracks near me.

Do you think karting is harder for a girl than for a boy?

No, I would not say that. Once you put the helmet on your head and sit behind a steering wheel, there is no difference. Maybe the boys are physically stronger, but we just need to prepare to tackle the races in peak condition. For my part, I go to the gym a bit. This is important because OK is more difficult than what I experienced before and the last laps of a long session can be tiring.

What are your best qualities?

I think I'm very fast over a lap and I'm someone who never gives up, even if it does not work out the way I want. Mentally, I have no problem. After, 2018 was only my fourth year in karting, I know that I still have a lot to learn and I still lack experience. In the World Championship FIA Karting, for example, I was held up on my fastest lap and I did not set a good time in timed practice. This then made my heats difficult. I have to work on strategy and move forward in fights in the pack.

How do you see your future?

I still want to be able to compete in some races this season in OK, in Italy for example. I have a good rapport with my team, Ward Racing, who took care of my Kosmic / Vortex at Kristianstad. But for 2019, we have not decided anything yet ... 

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Entretien avec Maja Hallen Fellenius “Derrière un volant, il n’y a plus de différence entre une fille et un garçon !”

Le Karting est l’un des rares sports “mixte”, où les femmes et les hommes courent les uns contre les autres. Pourtant, peu de femmes franchissent le cap alors qu’elles ont fréquemment montré être capables des plus beaux exploits. Luigina Guerrini, Cathy Muller, Sophie-Marie Kumpen, Charlotte Hellberg, Cyndie Allemann, Simona De Silvestro, Michelle Gatting, Adeline Prudent ou Marta Garcia sont de brillants exemples de la réussite féminine. Au Championnat du Monde FIA Karting en Suède, elles étaient toutefois quelques unes à tenter de se faire une place au soleil, à l’image de la jeune suédoise Maja Hallen Fellenius (16 ans), engagée en OK.

Maja, comment avez-vous débuté en Karting?

J’ai connu cette discipline d’une manière plutôt étrange. A 7 ans, j'ai eu une maladie grave, j’ai dû me soigner pendant trois ans. Quand je suis finalement sortie de l'hôpital, je devais faire très attention au contact avec d'autres enfants parce que j'étais très sensible aux infections. Mon père a eu l'idée de m'emmener faire quelques tours sur un circuit de karting de location. Il s'est dit qu'avec une combinaison de course, des gants et un casque avec visière, il n’y avait pas de risque d'infection.

J’ai beaucoup aimé et nous nous sommes renseignés pour accéder à la compétition. Mon père ne m’a jamais poussé à courir, il était peu intéressé par les sports mécaniques à l’époque.

Ensuite, quel a été votre parcours avant de disputer ce Championnat du Monde FIA Karting ?

Comme beaucoup d’autres pilotes, j’ai commencé en Mini 60cc, avant de courir dans la catégorie Junior d’un challenge de marque. Au fil des courses, mes résultats se sont améliorés et j’ai décroché plusieurs podiums et succès. Je garde un merveilleux souvenir de ma première victoire. J’avais dû partir en queue de peloton en préfinale, où je suis remontée 6e, avant de gagner la finale !

Pourquoi avoir choisi la catégorie OK?

La perspective du Championnat du Monde FIA Karting à Kristianstad était très alléchante. La Suède n’organise pas tant de grands événements sportifs que cela et c’était très motivant de s’inscrire. En plus, Kristianstad est une piste magnifique, je l’aime beaucoup, même si elle est assez difficile. En 2018, la Suède a programmé plusieurs courses en OK, dont un Championnat national où le niveau était plutôt relevé. Pour parfaire ma préparation, j’ai également participé à quelques épreuves en Italie. Bien sûr, cela entraîne de longs déplacements, car j’habite à Stockholm et les pistes ne sont pas nombreuses près de chez moi.

Pensez-vous que le karting est plus difficile pour une fille que pour un garçon?

Non, je ne dirai pas ça. Une fois qu’on met le casque sur la tête et qu’on s’installe derrière un volant, il n’y a plus de différence. Peut-être que les garçons sont plus forts physiquement, mais il suffit de bien se préparer pour aborder les courses dans les meilleures conditions. Pour ma part, je vais un peu à la salle de sport. C’est important, car le OK est plus difficile que ce que j’ai connu avant et les derniers tours d’une longue session peuvent être fatigants.

Quelles sont vos principales qualités?

Je pense être très rapide sur un tour et je suis quelqu’un qui ne baisse jamais les bras, même si ça ne fonctionne pas comme je veux. Mentalement, je n’ai pas de problème. Après, 2018 n’était que ma 4e année en karting, je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je manque encore d’expérience. Au Championnat du Monde FIA Karting par exemple, je me suis fait gêner dans mon tour le plus rapide et je n’ai pas réussi un bon temps aux essais chronométrés. Cela a ensuite rendu ma course difficile. Je dois travailler la stratégie et progresser dans les duels dans le peloton.

Comment voyez-vous votre futur?

J’aimerais encore pouvoir disputer quelques courses cette saison en OK, en Italie par exemple. J’ai un bon feeling avec mon team, Ward Racing qui s’est occupé de mon Kosmic / Vortex à Kristianstad. Mais pour 2019, nous n’avons encore rien décidé…

© Photo CIK-FIA KSP