Lorenzo Travisanutto “I'm proud to grow within a great team"

08.06.2018

A young hopeful among many others, Lorenzo Travisanutto has climbed the regional, national and international ladder patiently alongside his father, managing the technical side, the logistics and the budget! In these conditions he reached his first world top 10 in 2013 and later he was able to join factory teams. Today, he wears the Rosberg Racing colours in the KR Motorsport team in OK.

Lorenzo, can you describe your journey in Karting?

I was born on 8th July, 1999, I'm 19 years old, I'm from north-east Italy, an hour from Venice and I think I was only 3 ½ years old when I sat in a baby kart. I was so small that we needed to make modifications to the chassis so that I could reach the pedals. Later on, I wanted to race. Since I was too young to race in Italy, I had to go to Slovenia and Croatia to enter competitions. My father is passionate about motorsport, he is a big fan of Gilles Villeneuve and, in the beginning, Karting was really a pure hobby, a way to spend time together. At that time, I never thought I  would join a factory team in the World Championship!

When did you take Karting seriously?

In 2011, I won the WSK Final Cup in 60 Mini and, logically, I continued in KF-Junior in the following years in the CIK-FIA international events. But we were still doing it independently. My father had to manage everything: the mechanics, the engine and carburettor preparation, the finance, the driver psychology... We did not have enough money to join a big team, but we experienced wonderful moments. Each result was a great reward for our efforts. In 2013, I finished 8th in the round of the World Championship in Bahrain, a great memory! It is this kind of performance that opened the doors of the factory PCR team in 2014.

Was it like a new beginning?

Yes, because I had to develop the equipment for the factory. At that time, PCR was not really one of the biggest teams and I did not start as a favourite, which did not stop us from winning a round of the KF-Junior European Championship in Sweden, at Kristianstad. For me, it's a moment that counted. Subsequently, I moved to KF in 2015 with the Kartronix team, with whom I finished 10th in the World Championship at La Conca. When OK was created in 2016, I drove with Ward Racing. It was a good year, with a title in the WSK Super Master Series, 9th place in the European Championship and 8th in the World Championship.

OK, you are now one of the benchmark drivers. Is this an additional pressure?

It is certain that from now on, my goal is to get on the podium at every race. But I like to challenge myself. Every moment of my life feels like a competition. I always want to be first, even at school, getting the best results possible. With karting and the travelling that implies, it is not always easy, but I chose to attend a private school to benefit from an adapted schedule.

Are you proud to have the confidence of Dino Chiesa, one of the most famous team managers in the paddock?

Obviously! Our ties got even closer when I finished 3rd in the 2017 European Championship with a win at Le Mans. I think I passed a test that day and he helped me to do it. He is a person who may seem a little unusual. Sometimes he does not speak much, but he has a way of thinking and seeing races different from others. During a meeting, he constantly analyses what is happening, places all the elements in the right place and, in the end, it works. We can only respect his choices and applaud. I had the chance to participate in the development of the KR chassis. It was technically interesting, but also very rewarding to see that the whole team and the Kart Republic distributors can rely today on very competitive equipment. We are going in the right direction ...

How do you feel about racing under the Rosberg Racing banner?

When Dino Chiesa and Nico Rosberg asked me to be part of Rosberg Racing, I was very happy. It makes me work harder and gives me more motivation to win. In addition to being F1 World Champion, Nico has a personality that I appreciate. He made a difficult choice in deciding to leave Formula 1 and it's great to see him back in a karting paddock, with big ambitions.

How do you see your future? Staying in Karting? Trying cars?

I want to keep my feet on the ground. I know cars are financially not possible. I really need a proposal that I cannot refuse. Today, I have the chance to be a professional Driver and to be part of one of the best international teams. I have titles to win in karting, which is motivating. Winning a CIK-FIA European or World Championship remains something strong in a career. 

*******

Lorenzo Travisanutto“Une fierté d’évoluer dans une grande équipe”

Jeune espoir parmi tant d’autres, Lorenzo Travisanutto a patiemment gravi les échelons régionaux, nationaux et internationaux au côté de son père, en gérant à la fois la mécanique, la logistique et le budget ! C’est dans ces conditions qu’il a atteint un premier top 10 mondial en 2013 et qu’il a pu intégrer par la suite des équipes officielles. Aujourd’hui, il arbore les couleurs Rosberg Racing au sein du team KR Motorsport en OK.

Lorenzo, peux-tu retracer ton parcours en Karting?

Je suis né le 8 juillet 1999, j’ai bientôt 19 ans, je suis originaire du nord-est de l’Italie à 1 heure de Venise et je crois que je n’avais que 3 ans et demi lorsque je me suis assis dans un Baby-Kart. J’étais tellement petit qu’il a fallu faire des modifications sur le châssis afin que je puisse toucher les pédales. Plus tard, j’ai voulu faire des courses. Comme j’étais trop jeune pour courir en Italie, je devais partir en Slovénie et en Croatie pour m’inscrire à des compétitions. Mon père est passionné de sport automobile, c’est un grand fan de Gilles Villeneuve et, au début, le Karting était vraiment un pur hobby, un moyen de passer du temps ensemble. À cette époque, jamais je n’aurais pensé intégrer un team officiel en Championnat du Monde !

À quel moment as-tu pris davantage le Karting au sérieux?

En 2011, j’ai gagné la WSK Final Cup en 60 Mini et, en toute logique, j’ai poursuivi en KF-Junior les années suivantes dans les épreuves internationales de la CIK-FIA. Mais nous le faisions encore de manière indépendante. Mon père devait tout gérer: la mécanique, la préparation des moteurs et des carburateurs, le financement, la psychologie du pilote… Nous n’avions pas suffisamment d’argent pour intégrer une grande équipe, nous passions toutefois des moments merveilleux. Chaque résultat était vécu comme une grande récompense au regard des efforts fournis. En 2013, j’ai terminé 8e de la manche du Championnat du Monde à Bahreïn, un grand souvenir ! C’est ce genre de performance qui m’a ouvert les portes de l’équipe officielle PCR en 2014.

Est-ce que ce fut comme une sorte de nouveau départ?

Oui, car je devais développer le matériel pour l’usine. À cette époque, PCR ne faisait pas réellement partie des plus gros teams et je ne passais pas pour le grand favori, ce qui ne nous a pas empêchés de gagner une manche du Championnat d’Europe de KF-Junior en Suède, à Kristianstad. Pour moi, c’est un moment qui a compté. Par la suite, je suis passé en KF en 2015 au sein du team Kartronix, avec lequel j’ai terminé 10e du Championnat du Monde à La Conca. Lors de la création du OK en 2016, j’ai roulé avec Ward Racing. Ce fut une bonne année, avec un titre à la WSK Super Master Series, la 9e place au Championnat d’Europe et la 8e au Championnat du Monde.

En OK, tu fais dorénavant partie des pilotes de référence. Est-ce une pression supplémentaire?

C’est sûr que désormais, mon objectif est de monter sur le podium à chaque course. Mais j’aime me lancer des challenges relevés. Chaque moment de ma vie, je le ressens comme une compétition. Je veux toujours être le premier, même à l’école, en obtenant les meilleurs résultats possible. Avec le karting et les déplacements que cela sous-entend, ce n’est pas toujours facile, mais j’ai choisi d’intégrer une école privée pour bénéficier d’horaires adaptés.

Est-ce une fierté d’avoir aujourd’hui la confiance de Dino Chiesa, l’un des team-managers les plus réputés du paddock?

Évidemment ! Nos liens se sont encore rapprochés lorsque j’ai terminé 3e du Championnat d’Europe 2017 avec une victoire au Mans. Moi-même, je pense avoir passé un cap à ce moment-là et il m’a aidé pour le faire. C’est une personne qui peut paraître un peu particulière. Parfois, il ne parle pas beaucoup, mais il a une manière de penser et de voir les courses différente des autres. Lors d’un meeting, il analyse constamment ce qui se passe, place tous les éléments au bon endroit et, au final, cela fonctionne. On ne peut que respecter ses choix et applaudir. J’ai eu la chance de participer au développement du châssis KR. Ce fut techniquement intéressant, mais aussi très valorisant de voir que tout le team et les distributeurs Kart Republic peuvent compter aujourd’hui sur du matériel très compétitif. On est dans la bonne direction…

Quel est ton sentiment de rouler sous la bannière Rosberg Racing?

Lorsque Dino Chiesa et Nico Rosberg m’ont demandé de faire partie du Rosberg Racing, j’étais très heureux. Cela pousse à travailler encore plus fort et me donne davantage de motivation pour aller chercher la victoire. En plus d’être champion du Monde de F1, Nico a une personnalité que j’apprécie. Il a fait un choix difficile en décidant de quitter la Formule 1 et c’est génial de le voir de retour dans un paddock de karting, avec d’importantes ambitions.

Comment vois-tu ton avenir? Rester en Karting? Essayer l’auto?

Je veux garder les pieds sur terre. L’auto, je sais que ce n’est financièrement pas possible. Il faudrait vraiment qu’on me fasse une proposition qui ne se refuse pas. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être pilote professionnel et de faire partie d’un des meilleurs teams internationaux. J’ai des titres à conquérir en karting, c’est motivant. Remporter un Championnat d’Europe ou du Monde CIK-FIA, ça reste quelque chose de fort dans une carrière.

© Photo CIK-FIA KSP