Marijn Kremers (NLD) "Going from OK to KZ is no problem for me"

30.04.2018

Marijn Kremers has a busy 2018 season in prospect just after turning 20 years old. The Dutchman has embarked on a difficult challenge of simultaneously engaging on two fronts, in KZ and OK! Marijn talks about his new goals, which he shares with the factory Birel ART Racing team.

Marijn, how did you get started in karting?

My father bought a Baby-Kart when I was four years old! I was already having a lot of fun and I started racing a little before my seventh birthday in Mini in the Netherlands. I then raced in Cadet and Rotax Mini Max, before starting to enter international races. In 2011, I raced for my country in the CIK-FIA Academy Trophy. At the last meeting at Sarno, I won Race 1 and Charles Leclerc Race 2! Overall, I finished 7th.

When did you start off in 125cc gearbox?

In 2013, after two years in KF3. The move to KZ2 was a big step! It was a good education however, because the category is very big, you have to fight constantly just to get into the Final. In 2017, I felt ready for KZ, a choice I have not regretted.

What is your best memory so far?

In 2017, during the first round of the CIK-FIA European Championship in KZ at Genk. The Belgian circuit is only one hour from home, I raced in front of my family and friends. I finished 2nd in the Final just behind Paolo De Conto. I was so close to the win! In the end, I finished 3rd in the European Championship and 6th in the World Championship. I was very happy with my first season in KZ and that the Genk circuit has been chosen for the KZ World Championship this year. It will be very special for me.

You had a very experienced Driver by your side in 2017, but it was you who got the best results ...

For me, it was not really a surprise. I have known Felice Tiene for a long time, we have often raced against each other and I knew I was able to beat him. Finally, I had a good feeling with the team and my Birel ART / TM Racing equipment, I had already gained good experience of the international races and I managed to score better results than Felice.

At the KZ World Championship in Wackersdorf, you also teamed up with Ronnie Quintarelli. Do have good memories?

Yes, it was very interesting to talk to him. He told me a few anecdotes about his career in karting which goes back more than 15 years, and what he found changed today. He explained to me how he had prepared to perform against the best drivers in KZ.

In 2018, you chose to race in both KZ and OK. Is not it too difficult to go from one kart to another?

No, I learned to adapt quickly to the constraints of these two types of equipment. In 2016, I had the opportunity to participate in the Australian Championship in two categories: X30 and KZ2. I moved from one kart to another in the space of an hour, it was an excellent learning experience. Today, it is not a problem for me to race one weekend in OK and another in KZ.

At the front, the drivers are very close to each other, how do you make a difference?

Over the years, I have accumulated a lot of experience and it becomes easier to react when the situation gets complicated. In recent years, I have raced very consistently at the front, I managed to get on the podium several times and all this gives me much more confidence in myself. In addition, I feel good at Birel ART Racing. Davide Forè, our new team manager, is very motivated and he constantly pushes the entire team to do their best.

You have to beat very young drivers in OK and drivers of great talent like Ardigo or De Conto in KZ. How do you handle this situation?

In any situation, every race, my goal is the same: to fight for the wins, regardless of the drivers. But I admit that I prefer the KZ field. Drivers are more experienced and they do not do anything silly on the track. There is a certain respect between us. In OK, they are much more fiery, overtaking does not happen in the same way!

How do you see your future?

For now, I feel very good in karting. Car racing requires a big budget and I think it is not wise to try the experiment in unfavourable conditions. I have the chance to race at the top of international karting and the standard is incredible. Being a karting professional is already a great challenge.

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Marijn Kremers (NLD) "Passer du OK au KZ ne me pose pas de problème”

C’est une saison 2018 bien remplie qui attend Marijn Kremers, alors qu’il vient de fêter ses 20 ans. Le Néerlandais s’est lancé dans un challenge difficile en s’engageant simultanément sur deux fronts, en KZ et en OK ! Marijn évoque ses nouveaux objectifs qu’il partage avec l’équipe officielle Birel ART Racing.

Marijn, comment es-tu venu au karting?

Mon père a acheté un Baby-Kart lorsque j’avais 4 ans ! Je prenais déjà beaucoup de plaisir et j’ai commencé à courir un peu avant mes 7 ans aux Pays-Bas en Mini. J’ai roulé ensuite en Cadet et en Rotax Mini Max, avant de découvrir les courses internationales. En 2011, j’ai défendu les couleurs de mon pays au Trophée Académie de la CIK-FIA. Lors du dernier meeting à Sarno, j’ai gagné la Course 1 et Charles Leclerc la Course 2 ! Au général, j’avais fini 7e.

En quelle année as-tu découvert le 125cc à boîte de vitesses?

En 2013, après deux années en KF3. Le passage en KZ2 représentait une grosse marche à franchir ! Ce fut toutefois une bonne école, car la catégorie est très fournie, il faut se battre constamment, ne serait-ce parfois que pour atteindre la phase finale. En 2017, je me sentais prêt pour le KZ, un choix que je n’ai pas regretté.

Quel est ton meilleur souvenir jusqu’à présent?

C’est justement en 2017, lors de la première épreuve du Championnat d’Europe CIK-FIA de KZ à Genk. Le circuit belge n’est qu’à une heure de la maison, je courais devant ma famille et mes amis. J’ai terminé 2e de la finale juste derrière Paolo De Conto. La victoire était toute proche ! Finalement, je me suis classé 3e du Championnat d’Europe, puis 6e du Championnat du Monde. J’étais très satisfait de cette première saison en KZ. Je suis très heureux que le circuit de Genk ait été choisi cette année pour le Championnat du Monde de KZ. Ce sera très spécial pour moi.

Tu avais pourtant un Pilote très expérimenté à tes côtés en 2017, mais c’est bien toi qui as décroché les meilleurs résultats…

Pour moi, ce n’était pas vraiment une surprise. Je connais Felice Tiene depuis longtemps, on a souvent couru l’un contre l’autre et je savais que j’étais capable de le battre. Finalement, j’ai eu un bon feeling avec l’équipe et mon matériel Birel ART/TM Racing, j’avais déjà moi-même acquis une bonne expérience des épreuves internationales et j’ai réussi à obtenir de meilleurs résultats que Felice.

Au Championnat du Monde de KZ à Wackersdorf, tu as également fait équipe avec Ronnie Quintarelli. En gardes-tu un bon souvenir?

Oui, c’était très intéressant d’échanger avec lui. Il m’a raconté quelques anecdotes de sa carrière en karting qui remonte à plus de 15 ans, ou encore ce qu’il avait trouvé changé aujourd’hui. Il m’a expliqué comment il s’était préparé pour être le plus performant possible face aux meilleurs Pilotes de KZ.

En 2018, tu as choisi de courir à la fois en KZ et en OK. N’est-ce pas trop difficile de passer d’un kart à l’autre?

Non, j’ai appris à m’adapter rapidement aux contraintes de ces deux matériels. En 2016, j’ai eu l’occasion de participer au Championnat d’Australie dans deux catégories: X30 et KZ2. Je passais d’un châssis à l’autre en l’espace d’une heure, c’était un excellent apprentissage. Aujourd’hui, ce n’est pas un problème pour moi d’enchaîner un week-end en OK et un autre en KZ.

Aux avant-postes, les Pilotes sont très proches les uns des autres, comment faire la différence?

Au fil des années, j’ai accumulé beaucoup d’expérience et cela devient plus facile de réagir lorsque la situation se complique. Ces dernières années, j’ai roulé très régulièrement aux avant-postes, j’ai réussi à monter plusieurs fois sur le podium et tout cela me donne beaucoup pus de confiance en moi. De plus, je me sens bien chez Birel ART Racing. Davide Forè, notre nouveau team manager, est très motivé et il pousse constamment toute l’équipe à faire de son mieux.

Tu dois battre de très jeunes Pilotes en OK et des Pilotes de grand talent comme Ardigo ou De Conto en KZ. Comment gères-tu cette situation?

Dans tous les cas, à chaque course, mon objectif est le même: me battre pour les premières places, quels que soient les Pilotes. Mais j’avoue que je préfère le peloton du KZ. Les Pilotes sont plus expérimentés et ils ne font pas n’importe quoi en piste. Il y a un certain respect entre nous. En OK, ils sont bien plus fougueux, les dépassements ne se déroulent pas de la même manière !

Comment vois-tu ton avenir?

Pour l’instant, je me sens très bien en Karting. L’automobile demande un budget important et je pense que cela n’est pas opportun de tenter l’expérience dans de mauvaises conditions. J’ai la chance de courir au top du Karting international et le niveau y est incroyable. Être professionnel en Karting représente déjà un beau challenge.

© Photo CIK-FIA / KSP