Peter de Bruijn, a major figure in the history of karting

30.01.2014

The younger generations may not know this, but before founding his own PDB Racing team, the Dutchman Peter de Bruijn was a great champion and a talented technician. In a distinguished career include his European Championship and the World Championship 1980 at Nivelles against Ayrton Senna, among many other successes. Fascinated from a young age by the technology, he produced his own chassis in the 70s, later collaborated with Swiss Hutless then CRG, including the creation of Maxter engines, and was involved in the successes of Danilo Rossi, Jos Verstappen, Alessandro Manetti and of course Lotta Hellberg, 4th in the World Championship at Le Mans in 1991 in FK, the best female result to date. Kimi Raikkonen was part of the PDB Racing team, finishing second in the European Championship on Gillard chassis.

In addition to his qualities as a driver, technician and team manager, Peter de Bruijn is one of the most engaging personalities in the world of karting.

"For several reasons, the golden age of karting is behind us," said Peter de Bruijn. "Everyone recognizes that the economic situation is not brilliant, but I also think that attitudes changed at the start of the 2000s. In the early days and into the 90s, drivers drove almost every weekend, rain or shine, because they were passionate about it and it was not very expensive. With a mechanic, often a friend or family member, you could do it if you were not afraid of getting your hands dirty! Nowadays, drivers want comfort, beautiful awnings, professional mechanics, an attentive staff. A taste for effort has disappeared, while the services have become more expensive. That's life!

"PDB Racing recently started competing in the brand challenges like Rotax or X30. We are no longer able to find enough drivers to support our team in high level competitions. People think one-make categories are cheaper and easier, but this is not necessarily reality. They are attracted by the one-off international or world events, rather than by regional or national races all throughout the season.

"It is unclear if today's drivers are as good as those of the past because there are many different categories, so comparing talent is not easy. But I am convinced that early transition to cars for top prospects has consequences on the general level. The case of Max Verstappen is an exception, but I remember when Kimi Raikkonen was with us, he was not fantastic at 16. He became very good at 18. It was the same for Fernando Alonso and others."

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Peter de Bruijn, figure majeure de l'histoire du karting

Les jeunes générations ne le savent peut-être pas, mais avant de fonder sa propre écurie PDB Racing, le Hollandais Peter de Bruijn a été un très grand champion et un technicien de grand talent. D'une carrière prestigieuse, on peut citer ses titres de Champion d'Europe et sa victoire au Championnat du Monde 1980 à Nivelles devant Ayrton Senna, parmi de nombreux autres succès. Passionné depuis son plus jeune âge par la technique, il a produit ses propres châssis dans les années 70, collaboré plus tard avec Swiss Hutless puis CRG, notamment pour la création des moteurs Maxter, accompagné les parcours victorieux de Danilo Rossi, Jos Verstappen, Alessandro Manetti et bien sûr Lotta Hellberg, 4e du Championnat du Monde FK au Mans en 91, le meilleur résultat féminin enregistré à ce jour. Kimi Raikkonen a fait partie de l'équipe PDB Racing, terminant 2e du Championnat d'Europe sur un châssis Gillard.  

En plus de ses qualités de pilote, de technicien et de team manager, Peter de Bruijn est l'une des personnalités humainement les plus attachantes du monde du karting.

« Pour plusieurs raisons, l'âge d'or du karting est derrière nous. » déclare Peter de Bruijn. « Tout le monde reconnaît que la situation économique n'est pas brillante, mais je pense aussi que les mentalités ont changé en entrant dans les années 2000. Dans les débuts et jusque dans les années 90,  les pilotes roulaient presque tous les week-ends, qu'il pleuve ou qu'il vente, parce qu'ils étaient passionnés et que cela ne coûtait pas très cher. Avec un mécanicien, souvent un ami ou un membre de la famille, on pouvait tout faire si on n'avait pas peur de se salir les mains ! De nos jours, les pilotes veulent du confort, de belles structures, des mécaniciens professionnels, une équipe attentionnée. Un certain goût pour l'effort a disparu, tandis que les prestations devenaient plus chères. C'est la vie !

PDB Racing s'est orienté récemment vers les challenges de marque comme le Rotax ou le X30. Nous n'arrivions plus à trouver suffisamment de pilotes pour faire vivre notre équipe avec les compétitions de haut niveau. Les gens pensent que les catégories monotypes sont moins coûteuses et plus faciles, mais ce n'est pas forcément la réalité. Ils sont attirés par les évènements uniques de portée internationale ou mondiale, plus que par les courses régionales ou nationales tout au long de la saison. 

Il est difficile de savoir si les pilotes d'aujourd'hui sont aussi bons que ceux du passé parce qu'il existe beaucoup de catégories différentes ; la comparaison des talents n'est pas aisée. Mais je suis persuadé que le passage précoce à l'automobile des meilleurs espoirs a des conséquences sur le niveau général. Le cas de Max Verstappen reste une exception, mais je me souviens quand Kimi Raikkonen était avec nous, il n'était pas fantastique à 16 ans. Il est devenu très bon vers 18 ans. C'est la même chose pour Fernando Alonso et d'autres. »